Le retrait israélien du sud, une exigence « non négociable », prévient le président libanais
Une nouvelle session de négociations est prévue à Washington les 2 et 3 juin, précédée d'une réunion de militaires des deux pays au Pentagone le 29 mai
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Le président libanais a encore défendu lundi sa décision de négocier avec Israël et affirmé que son exigence d’un retrait total israélien du sud du Liban n’était « pas négociable », alors que des pourparlers entre les deux pays doivent reprendre cette semaine à Washington.
Dans un communiqué commémorant le retrait israélien du sud du pays en 2000, Joseph Aoun a affirmé que cet anniversaire intervenait alors que « les agressions israéliennes ne s’arrêtent pas et que des villages souffrent d’une occupation renouvelée ».
Israël occupe une vaste partie du sud du Liban et mène des frappes massives sur les villages échappant à son contrôle, malgré une trêve avec le Hezbollah pro-iranien entrée en vigueur le 17 avril.
Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a renouvelé dimanche soir son opposition à ces négociations et répété qu’il refusait le désarmement de son mouvement.
« La négociation ne sera ni une reddition, ni ne fera de concessions », a répété le président libanais.
« La voie vers un retrait israélien total demeurera une revendication nationale constante, non négociable, que l’Etat libanais s’emploie à obtenir à travers les négociations », a-t-il ajouté.
M. Aoun a dans le même temps affirmé que « la libération du sud est le devoir de l’Etat ».
Les autorités libanaises ont interdit les activités militaires du Hezbollah depuis le déclenchement de la guerre le 2 mars, mais le mouvement terroriste islamiste continue de combattre l’armée israélienne dans le sud et de bombarder quotidiennement le nord d’Israël.
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a condamné dimanche les propos du chef du Hezbollah, l’accusant d’appeler à « renverser » le gouvernement libanais et de vouloir « replonger le Liban dans le chaos ».
Le Liban et Israël, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques, ont entamé en avril des négociations sous l’égide des Etats-Unis.
Une nouvelle session est prévue à Washington les 2 et 3 juin, précédée d’une réunion de militaires des deux pays au Pentagone le 29 mai.
Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars, après des tirs du Hezbollah sur Israël, en représailles à la mort du guide suprême iranien le 28 février dans l’attaque américano-israélienne contre Téhéran.
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