Le sélectionneur de foot égyptien brandit le drapeau palestinien, une joueuse de tennis turque arbore un symbole palestinien
Une vidéo montre Hossam Hossein brandissant un drapeau au son de « Free Free Palestine » ; Wimbledon soutient la joueuse turque, estimant que son amortisseur de raquette en forme de pastèque ne perturbe pas le match
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Le sélectionneur de l’équipe nationale égyptienne de football, Hossam Hossein, a brandi un drapeau palestinien après la victoire de son équipe vendredi soir lors des seizièmes de finale de la Coupe du monde, où elle a battu l’Australie aux tirs au but.
S’adressant à la presse après le coup de sifflet final à Dallas, Hossein a dédié la victoire de son équipe aux peuples égyptien et palestinien, qu’il a qualifiés de « bons et nobles ».
« Mon cœur et mon âme sont avec eux », a-t-il lancé lors d’une interview d’après-match.
Une vidéo de Hossam qui a été diffusée sur les réseaux sociaux montre ce dernier faisant le tour du terrain en brandissant le drapeau, tandis que la foule scandait « Free free Palestine ». Cette vidéo est devenue virale.
Hossam n’est connu ni pour être croyant ni pour être lié à un quelconque groupe politique. Dans les années 1980 et 1990, il était adulé par la jeunesse : c’était un footballeur de rue qui jouait dans les bidonvilles.
On ignore pour l’instant si la FIFA compte prendre des mesures. L’instance n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire. Elle s’est déjà efforcée par le passé de limiter ce qu’elle considère comme des déclarations politiques sur le terrain.
Egypt Manager Hossam Hassan Raises Palestinian Flag After Historic World Cup Win (3 July 2026) pic.twitter.com/6ihX9J886i
— Desi_UHD (@Desi_UHD) July 4, 2026
L’équipe égyptienne affrontera la superstar Lionel Messi et la sélection argentine mardi à Atlanta, en huitièmes de finale.
Wimbledon soutient une joueuse turque pro-palestinienne
Par ailleurs, les organisateurs du tournoi de tennis de Wimbledon ont estimé samedi que l’utilisation par une joueuse turque d’un symbole pro-palestinien comme amortisseur de raquette ne constituait pas une prise de position politique.
Zeynep Sonmez n’avait pas été autorisée à porter un pin’s aux couleurs du drapeau palestinien. Elle avait donc choisi d’utiliser à la place un amortisseur de raquette représentant une pastèque.
Les pastèques sont souvent utilisées comme symbole de substitution au drapeau palestinien, car leurs couleurs – rouge, blanc, vert et noir – sont identiques.
Sonmez a expliqué qu’on lui avait interdit de porter un pin’s à l’effigie du drapeau palestinien. Elle a donc opté pour un amortisseur en forme de pastèque, affirmant que les organisateurs ne pouvaient pas s’y opposer.
Elle a également dénoncé l’hypocrisie des organisateurs du tournoi, soulignant que les drapeaux ukrainiens étaient autorisés.
« Nous n’autorisons pas les messages à caractère politique de la part des joueurs présents sur le court, et certainement pas ceux qui sont susceptibles de causer la moindre perturbation. C’est une règle qui s’applique depuis longtemps », a souligné Jamie Baker, directeur du tournoi.
« Nous estimons que la pastèque ne franchit pas le seuil nécessaire pour causer une quelconque perturbation », a-t-il ajouté.
Certaines images de Sonmez semblent indiquer qu’elle a déjà utilisé cet amortisseur en forme de pastèque lors de tournois précédents. Wimbledon applique des règles particulièrement strictes en matière de code vestimentaire.
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