Le Shin Bet enquête sur les défaillances de l’attaque contre le Qatar — Ynet
Le Shin Bet enquête sur les causes de l'échec de l'attaque du 9 septembre, entre fiabilité des informations et nature des munitions utilisées
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L’agence de sécurité du Shin Bet aurait ouvert une enquête sur l’échec présumé d’une frappe de Tsahal qui avait pris pour cible les chefs du Hamas au Qatar au début du mois – et qui avait manqué ses objectifs.
Cette attaque israélienne survenue le 9 septembre visait les hauts responsables du Hamas, qui s’étaient réunis à Doha pour discuter d’une proposition américaine de cessez-le-feu à Gaza, qui aurait ouvert la porte à la libération des otages israéliens.
Six personnes avaient été tuées dans l’attaque — cinq membres subalternes du groupe terroriste palestinien et un agent de sécurité qatari — mais toutes les cibles poursuivies par l’État juif, y compris le dirigeant du Hamas Khalil al-Hayya, avaient semblé avoir échappé à la frappe.
Contrairement à ce qui se produit habituellement, les renseignements sur les cibles avaient été fournis par le Shin Bet, l’agence de sécurité intérieure israélienne, plutôt que par le Mossad, qui est normalement responsable des opérations à l’étranger. Le site d’information Ynet a signalé, dans la journée de dimanche, que la Direction du renseignement militaire de l’armée israélienne avait également joué un rôle mineur dans l’attaque.
Selon Ynet, le Shin Bet enquête sur la fiabilité des informations qu’il a fournies concernant l’emplacement des responsables du Hamas, ainsi que sur sa recommandation d’utiliser des munitions de précision qui n’ont touché qu’une partie du bâtiment. Des informations non-vérifiées ont laissé entendre que les dirigeants du groupe terroriste se trouvaient dans une autre partie du bâtiment qui n’a pas été gravement touchée par la frappe.
Le Shin Bet n’a pas commenté l’article du site d’information.
Le Qatar accueille les chefs politiques du Hamas depuis 2012 et a été le principal médiateur, avec les États-Unis et l’Égypte, dans les négociations de longue date visant à obtenir la libération des otages détenus par les groupes terroristes à Gaza, à conclure un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas et à préparer un plan pour l’après-guerre au sein de l’enclave côtière.
Ces négociations étaient déjà dans l’impasse avant l’attaque qui a pris pour cible Doha, mais dans les jours qui l’avaient précédée, les États-Unis avaient, semble-t-il, présenté une proposition prévoyant la libération de tous les otages le premier jour d’une trêve – des pourparlers ultérieurs devaient déterminer la fin définitive du conflit dans la bande.
Le Hamas a fait savoir que ses dirigeants discutaient de cette offre lorsque l’attaque aérienne a été menée.
Cette frappe a suscité la colère du Qatar et d’autres gouvernements arabes, y compris ceux qui entretiennent des relations diplomatiques avec Israël. Washington, qui considère le Qatar comme un allié de premier plan, a également exprimé son mécontentement.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a depuis reconnu que la frappe n’avait très probablement tué aucune de ses cibles, mais il a tenté d’en présenter les aspects positifs, déclarant lors d’une conférence de presse, la semaine suivante, qu’elle avait envoyé aux chefs terroristes le message suivant : « Vous pouvez vous cacher, vous pouvez fuir, mais nous vous attraperons ».
En privé, toutefois, le Premier ministre a réalisé qu’il avait commis une erreur en ordonnant cette frappe et sous-estimé les répercussions qu’elle entraînerait, a déclaré la semaine dernière un haut responsable israélien à Axios.
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