Le Shin Bet lance un programme pour aider la police à endiguer la criminalité dans la communauté arabe – média
Le financement devrait s'élever à 1 à 1,3 milliard de NIS ; face à la hausse du nombre d'homicides, le nouveau directeur de l'agence, Zini, serait plus disposé que son prédécesseur à recourir au Shin Bet pour lutter contre la criminalité
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Le Shin Bet devrait se charger de la lutte contre la criminalité qui sévit dans la communauté arabe d’Israël, laquelle a explosé ces dernières années dans un contexte de prolifération des armes à feu, de montée du crime organisé et de défection des forces de police, selon des informations parues vendredi.
Selon des informations rapportées par les chaînes N12 et la Treizième dans la soirée de vendredi, le chef du Shin Bet, David Zini, a accepté de venir en aide à une police surchargée pour lutter contre le fléau des meurtres au sein de la communauté arabe – sous réserve d’un financement du gouvernement.
Ces fonds supplémentaires devraient atteindre entre 1 et 1,3 milliard de shekels.
Ronen Bar, l’ancien chef du Shin Bet, avait résisté aux pressions du gouvernement qui souhaitait impliquer l’agence chargée de la sécurité intérieure dans la lutte contre la criminalité sévissant dans la communauté arabes. Il avait alors fait valoir que l’ingérence de son agence dans des enquêtes pénales concernant des citoyens pourrait conduire à une situation délicate. Le Shin Bet, en effet, se consacre principalement aux questions de sécurité nationale, et non aux affaires criminelles internes.
D’après les deux médias, Zini s’est quant à lui montré plus disposé à coopérer.
La Treizième chaîne a annoncé la création d’une division distincte au sein du Shin Bet, dotée d’outils plus intrusifs que ceux dont dispose la police, notamment l’installation de logiciels espions, les écoutes téléphoniques et d’autres méthodes de surveillance plus agressives.
« Nous n’avons pas encore défini la structure de ce service ni la façon dont les fonds alloués au programme seront utilisés », a expliqué une source du Shin Bet à la chaîne.
Le nouveau programme est « encore en cours d’élaboration », a ajouté la source.
Selon l’organisation de surveillance Abraham Initiatives, la police n’a élucidé que 12 % des homicides commis cette année dans les communautés arabes. Les données les plus récentes de ce groupe indiquent que le nombre de victimes d’homicide est cette année supérieur de 15 % à celui de la même période en 2025.
L’année dernière a été la plus meurtrière jamais enregistrée pour la communauté arabe en Israël, avec 252 personnes tuées dans des crimes violents. La grande majorité des homicides commis dans la communauté arabe sont également restés non élucidés en 2025. La police n’a réussi à résoudre que 10 % des cas, a précisé l’organisme de surveillance. Le taux d’homicides au sein de la communauté arabe a doublé en 2023, puis a continué d’augmenter les années suivantes, à l’exception d’une baisse temporaire en 2024, avant d’atteindre un nouveau pic en 2025.
Cette forte hausse, qui a coïncidé avec l’entrée en fonction d’Itamar Ben Gvir au poste de ministre de la Sécurité intérieure, a inquiété les dirigeants de la communauté arabe. Nombre d’entre eux attribuent cette forte augmentation à l’inefficacité – voire à la négligence pure et simple – des forces de l’ordre.
La police, pour sa part, affirme faire tout ce qui est en son pouvoir pour lutter contre la criminalité violente. De hauts responsables, parmi lesquels le chef de la police Danny Levy, ont rejeté la responsabilité sur les procureurs de l’État et sur le système judiciaire et, dans d’autres cas, ont déclaré que les agents ne disposaient pas des moyens technologiques nécessaires pour collecter efficacement des preuves.
la Communauté du Times of Israël !







