Les Émirats suspendent tous les vols des compagnies iraniennes jusqu’à nouvel ordre
Le Turkménistan, pays voisin de l'Iran, a également rejoint la liste des pays interdisant aux avions iraniens de se poser
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Jeudi, les Émirats arabes unis ont confirmé la suspension, jusqu’à nouvel ordre, de tous les vols des compagnies aériennes iraniennes, afin de se conformer aux nouvelles sanctions américaines visant le secteur aérien iranien.
L’agence de presse iranienne Isna avait indiqué plus tôt que les compagnies iraniennes n’étaient plus autorisées à opérer vers les Émirats arabes unis, après une série d’annulations de vols vers d’autres destinations internationales mercredi.
Les autorités émiraties ont confirmé avoir ordonné « la suspension de tous les vols opérés par des compagnies iraniennes vers et depuis les Émirats arabes unis, à compter d’aujourd’hui […] et ce jusqu’à nouvel ordre ».
L’Autorité générale de l’aviation civile a pris cette décision en raison des « sanctions américaines imposées aux compagnies aériennes iraniennes qui les empêchent d’utiliser des aéroports à travers le monde », indique un communiqué publié par l’agence de presse officielle émiratie WAM.
Début septembre, les États-Unis ont placé l’ensemble du secteur aérien de l’Iran sous sanctions et juré d’être intraitables à l’égard des entreprises étrangères qui leur prêtent assistance.
Elles avaient jusqu’au 23 septembre pour se mettre en conformité, par exemple en cessant de ravitailler en kérosène les avions iraniens.
Le non-respect de l’embargo américain expose ces entreprises à être à leur tour placées sur liste noire et donc coupées du système financier en dollars.
Dès mercredi, jour d’entrée en vigueur des sanctions, les principales compagnies aériennes iraniennes ont été contraintes d’annuler leurs vols internationaux, tandis que l’ensemble des pays limitrophes prenait des mesures d’interdiction.
Dubaï était la destination la plus importante au Moyen-Orient pour les compagnies iraniennes, avec plusieurs vols par jour depuis l’Iran.
L’aéroport de Dubaï, qui offre des liaisons avec l’Europe, l’Asie et l’Afrique, servait souvent d’escale aux voyageurs iraniens ou de destination finale pour les hommes d’affaires.
Le Turkménistan, pays voisin de l’Iran, a également rejoint la liste des pays interdisant aux avions iraniens de se poser.
« Le Turkménistan n’ayant pas autorisé les compagnies aériennes iraniennes à survoler son espace aérien, le vol Téhéran-Douchanbé [au Tadjikistan] n’a pu atterrir à destination et a dû retourner à l’aéroport Imam Khomeini de Téhéran », a déclaré à l’agence Isna Majid Akhavan, le porte-parole de l’Organisation de l’aviation civile.
La Turquie voisine reste pour l’heure la principale option pour les Iraniens qui souhaiteraient quitter l’Iran ou y retourner.
Et malgré les sanctions, de petites compagnies iraniennes continuent à desservir l’étranger, notamment la Chine, qui refuse de se plier aux pressions américaines, mais aussi l’Arménie.
L’Iran compte près de 30 compagnies aériennes, la plupart assurant des liaisons intérieures ou transfrontalières.
Iran Air, la compagnie nationale, et Mahan, une société privée, sont les deux principales.
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