Les Franco-israéliennes visées pour « complicité de génocide » parlent d’un « procès politique »
Le mandat d'amener de la justice française fait suite à des plaintes d'ONG - classées comme terroriste en Israël, aux États-Unis et au Canada - contre Nili Kupfer-Naouri et Rachel Touitou
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Deux militantes franco-israéliennes, visées par un mandat d’amener de la justice française pour « complicité de génocide », ont dénoncé dimanche « un procès politique ».
Des mandats ont été délivrés fin juillet 2025 à la suite de plaintes déposées par des ONG – classées comme terroriste en Israël, aux États-Unis et au Canada – contre l’avocate Nili Kupfer-Naouri de l’association Israël Is Forever et contre Rachel Touitou de l’organisation Tsav 9. Elles sont soupçonnées d’avoir participé à des actions de blocage de l’aide humanitaire destinée à la bande de Gaza.
« Il ne s’agit pas d’une affaire individuelle, mais d’une affaire d’État […] Il s’agit d’un procès politique », a fustigé Kupfer-Naouri, s’exprimant lors d’un événement à Netanya, dans le centre d’Israël.
Selon la militante, la France utiliserait « ce soi-disant droit international pénal pour accuser l’État d’Israël ».
Les faits se sont produits entre le 1ᵉʳ janvier et le 26 novembre 2024, ainsi qu’en mai 2025, lorsque des camions transportant de l’aide humanitaire à destination des Gazaouis ont été bloqués aux postes-frontières de Nitzana et de Kerem Shalom.
« J’ai manifesté pacifiquement, ma seule ‘arme’ étant un drapeau d’Israël », a déclaré dimanche à l’AFP Touitou, expliquant avoir voulu dénoncer le fait que l’aide humanitaire n’arrivait « pas dans les mains de la population civile gazaouie », mais était « détournée ».
À cette époque, « des otages israéliens croupissaient encore entre les mains du Hamas […], et ils n’ont bénéficié d’aucune aide humanitaire pendant leur captivité, ni même d’une simple visite du CICR », a-t-elle critiqué.
« Le droit international ne peut pas être détourné et instrumentalisé à des fins politiques », a-t-elle estimé auprès de l’AFP.
Kupfer-Naouri, 50 ans, a porté plainte en France pour dénonciation calomnieuse contre les « associations propalestiniennes » parties au dossier, avait récemment indiqué son avocat, Me Olivier Pardo.
« Et nous espérons que le gouvernement israélien, qui nous a déjà manifesté son soutien, agira véritablement pour que ces plaintes soient annulées et que la situation revienne à la normale », a affirmé dimanche Kupfer-Naouri.
« On ne peut pas être accusé de complicité de génocide alors qu’aucun tribunal, ni français ni international, n’a statué qu’il y avait un génocide à Gaza », a-t-elle ajouté.
Israël et le Hamas s’accusent quotidiennement de violer les termes de l’accord de cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre à Gaza, où la situation humanitaire reste dramatique.
la Communauté du Times of Israël !







