Les pourparlers avec Israël ne portent pas sur l’ensemble du Golan, selon la Syrie
Asaad al-Shaibani précise que les négociations portent sur la présence de Tsahal dans les zones frontalières où les troupes israéliennes sont entrées après le renversement d'Assad
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Samedi, le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Shaibani, a indiqué que les négociations en cours pour sceller un accord de sécurité avec Israël concernaient les zones récemment occupées par l’armée israélienne, mais excluaient la question plus large du plateau du Golan.
Depuis la chute du dictateur Bachar al-Assad en décembre 2024 et la prise du pouvoir par une coalition islamiste en Syrie, Israël a déployé des troupes dans une zone tampon patrouillée par l’ONU et séparant les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.
Israël avait repris la majeure partie de ce plateau à la Syrie lors de la Guerre des Six Jours de 1967.
Sous la pression des États-Unis, le gouvernement syrien et Israël ont décidé début janvier d’établir un mécanisme de communication en vue de conclure un accord de sécurité après des décennies de conflit.
Interrogé samedi lors de la Conférence sur la sécurité de Munich, Shaibani a précisé que les discussions portaient sur « un retrait d’Israël » des territoires occupés en Syrie après l’éviction d’Assad, mais pas « du plateau du Golan ».
Pour parvenir à un accord de sécurité, Israël devra « respecter la sécurité de la Syrie et se retirer de ces territoires » récemment occupés, a-t-il ajouté.
« La conclusion des négociations impliquera le retrait d’Israël des zones où il a avancé » depuis 2024, a ajouté Shaibani, précisant qu’Israël devra également s’abstenir « d’interférer dans les affaires intérieures » et la souveraineté de la Syrie.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a régulièrement signifié qu’il n’avait aucune intention de restituer à la Syrie la partie du Golan reprise par Israël.
Israël, qui réclame une zone démilitarisée dans le sud de la Syrie, a mené des opérations dans des zones entrant jusqu’à 15 kilomètres en territoire syrien et des centaines de frappes depuis un an, dans le but de saisir toutes les armes qui, selon l’État hébreu, pourraient constituer une menace pour le pays si elles tombaient entre des mains hostiles.
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