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Les soldats de l’armée israélienne s’enfoncent davantage à Gaza-City

Tsahal exhorte l'ONU et les organisations humanitaires à récupérer l'aide déjà dans l'enclave ; selon le Hamas, les frappes israéliennes auraient fait 40 morts, dont 19 femmes et enfants

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Les troupes israéliennes opèrent dans la bande de Gaza, sur une photo datée du 21 septembre 2025. (Crédit : Armée israélienne)
Les troupes israéliennes opèrent dans la bande de Gaza, sur une photo datée du 21 septembre 2025. (Crédit : Armée israélienne)

Plus de la moitié du million de Gazaouis qui résident à Gaza-City ont évacué vers le sud de la bande, a annoncé l’armée israélienne dimanche, alors même que les soldats s’enfonçaient plus profondément dans la ville dans le cadre d’une offensive majeure lancée contre le groupe terroriste palestinien du Hamas.

« Nos opérations contre le Hamas se sont enfoncées plus profondément dans Gaza-City, visant son principal bastion. Nous sommes engagés dans des combats, affrontant des terroristes en surface et dans les souterrains », a déclaré dimanche soir le porte-parole de Tsahal, le général de brigade Effie Defrin, dans une vidéo diffusée en anglais.

Ces propos ont été tenus après le tir de deux roquettes ont été tirées depuis le nord de Gaza en direction d’Israël dans la journée. Aucun blessé n’est à déplorer.

« Israël continue de veiller à ce que les couloirs restent ouverts pour permettre aux civils de se déplacer vers le sud, vers des zones plus sûres. Jusqu’à présent, 550 000 personnes se sont déplacées vers le sud », a ajouté Defrin.

« Les soldats continuent d’améliorer la zone humanitaire et ils continuent d’encourager les habitants à quitter les zones de combat. Au poste-frontière de Kerem Shalom, des milliers de tentes et de fournitures attendent actuellement d’être récupérées par les Nations unies et par les organisations internationales », a-t-il poursuivi.

« Nous appelons les organisations internationales à prendre cette aide et à la distribuer directement à la population gazaouie. Au cours des dernières semaines seulement, Israël a autorisé l’entrée de plus de 24 000 tentes dans l’enclave. Israël veille à ce que les civils puissent se mettre à l’abri, qu’ils puissent avoir accès à de quoi manger, à un abri et à des médicaments », a affirmé Defrin.

Une déclaration vidéo du porte-parole de l’armée israélienne, le brigadier général Effie Defrin, le 21 septembre 2025. (Crédit : Armée israélienne)

Defrin a affirmé que cette semaine, « le Hamas a ouvert le feu sur une équipe de l’ONU et il a utilisé des véhicules volés à l’ONU pour bloquer la construction d’une nouvelle route qui était destinée aux futurs camions transportant de l’aide humanitaire ».

Il a également précisé que le groupe terroriste avait volé quatre camions d’aide humanitaire de l’UNICEF sous la menace d’une arme, privant ainsi 2 700 nourrissons de lait maternisé.

« Le Hamas continue d’empêcher violemment les civils d’évacuer les zones de combat. Le Hamas ne protège pas les Gazaouis, il les sacrifie », a-t-il ajouté.

« Le Hamas a montré au monde entier sa véritable stratégie : exploiter son propre peuple et prolonger cette guerre. Cette stratégie ne réussira pas. »

Defrin a estimé que l’armée israélienne n’a « pas d’autre choix que de se battre pour notre avenir. Nos forces travaillent jour et nuit, remuant ciel et terre, pour ramener nos otages chez eux, pour démanteler les réseaux terroristes du Hamas et pour garantir une région qui sera plus sûre pour tous ».

Le porte-parole de Tsahal a souligné que « à l’approche du Nouvel an juif, 48 otages sont toujours entre les mains du Hamas. Leur captivité est un chapitre inachevé de cette guerre, et nous ne le clôturerons pas tant qu’ils ne seront pas rentrés chez eux ».

« Nous n’avons pas d’autre choix », a-t-il répété.

Selon les estimations, environ un million de Gazaouis vivaient à Gaza-City avant le lancement de la nouvelle offensive de Tsahal. L’armée a ordonné à tous les habitants de cette ville d’évacuer vers une « zone humanitaire » désignée par Israël, située dans le sud de l’enclave.

Des Gazaouis se déplaçant avec leurs biens vers le sud sur une route dans la zone du camp de réfugiés de Nuseirat, dans le centre de la bande de Gaza, le 20 septembre 2025, alors qu’Israël poursuit son offensive terrestre pour débarrasser Gaza-City du Hamas. (Crédit : Eyad Baba/AFP)

Dimanche, l’armée a fait savoir qu’elle avait constaté, malgré ses efforts, que le Hamas tentait encore d’empêcher les civils de se déplacer vers le sud, « en violation du droit international, tout en exploitant cruellement la population civile comme bouclier humain pour ses activités terroristes ».

Trois divisions de Tsahal – les 162ᵉ, 98ᵉ et 36ᵉ – ont achevé leur entrée à Gaza-City, ces derniers jours, et elles ont commencé des « opérations dans les bastions terroristes du Hamas » dans le périmètre, a fait savoir Tsahal dans la journée de dimanche.

Les autorités contrôlées par le Hamas font état de 40 morts dans toute la bande de Gaza

Le ministère de la Santé, placé sous le contrôle du Hamas, a déclaré dimanche que les frappes israéliennes auraient tué plus de 40 personnes, dont 19 femmes et enfants. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ne font pas de distinction entre civils et terroristes.

Les responsables de l’hôpital al-Shifa de Gaza-City, où la plupart des victimes ont été transportées, ont déclaré que parmi les défunts figuraient quatorze personnes tuées lors d’une frappe, samedi soir, qui a touché un immeuble résidentiel dans le sud de la ville. L’hôpital a déclaré qu’un infirmier travaillant dans l’établissement figurait parmi les victimes, ainsi que sa femme et ses trois enfants.

Une autre frappe, qui a visé un groupe de personnes réunies devant un dispensaire installé dans le camp de réfugiés de Bureij (un nom historique sans rapport avec les réfugiés de guerre), dans le centre de Gaza, aurait fait au moins huit morts, selon l’hôpital al-Awda. Quatre enfants et deux femmes auraient notamment perdu la vie, a fait savoir l’hôpital, qui a également fait état de vingt-deux blessés.

Israël n’a pas encore commenté ces attaques.

La guerre à Gaza avait commencé le 7 octobre 2023, quand des milliers de terroristes placés sous la direction du Hamas avaient pris d’assaut le sud d’Israël, massacrant plus de 1 200 personnes et prenant 251 personnes en otage. Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent toujours 48 captifs. 20 à 22 seulement seraient encore en vie, selon Israël.

Plusieurs blessés et morts, qui auraient été touchés par des tirs de l’armée israélienne près d’un centre de distribution d’aide américain à Rafah, arrivant à l’hôpital Nasser de Khan Younès, le 20 septembre 2025. (Crédit : Abed Rahim Khatib/FLASH90)

Plus de 65 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ne font pas de distinction entre civils et terroristes. Israël affirme avoir tué 22 000 terroristes au combat depuis janvier, et 1 600 autres terroristes à l’intérieur du pays le 7 octobre 2023.

Tsahal affirme prendre « de nombreuses mesures » pour minimiser les atteintes aux civils et souligne que le groupe terroriste viole systématiquement le droit international et exploite brutalement les institutions civiles et la population comme bouclier humain pour ses activités de terrorisme, en combattant depuis des zones civiles, notamment des maisons, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.

Depuis le début de l’incursion terrestre à Gaza menée contre le groupe terroriste palestinien du Hamas et lors des opérations menées le long de la frontière de Gaza, le bilan israélien s’élève à 471 morts. Ce bilan comprend également deux policiers et trois civils qui travaillaient pour le ministère de la Défense.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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