L’ex-otage Rom Braslavski témoigne devant la police après une agression
Selon l'ancien captif, le petit ami de la chanteuse Nasrin Qadri, qu'il accuse d'agression à Tel Aviv, était dans un état second dû à la drogue et à l'alcool, et l'a frappé comme un "agent du Hamas"
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L’ancien otage Rom Braslavski s’est présenté mercredi au commissariat de police de Tel Aviv pour témoigner au sujet de l’agression dont il aurait été victime devant une boîte de nuit de la ville. Une agression commise par le petit ami de la célèbre chanteuse Nasrin Kadri.
Braslavski se serait vu refuser l’accès à une soirée organisée dans un bar du boulevard Rothschild, samedi dans la soirée. Une dispute violente s’en est suivie, a-t-il affirmé, au cours de laquelle le compagnon de la star, l’ancien candidat de téléréalité David Ziton, l’aurait agressé.
S’adressant aux médias à son arrivée au poste de police, Braslavski a dit que Ziton était très agité, qu’il sentait l’alcool et qu’il semblait avoir pris de la drogue.
Ziton l’a frappé « comme s’il était un terroriste du Hamas », a ajouté Braslavski.
« Cela a été très difficile pour moi », a-t-il poursuivi, qualifiant cet incident de « fou ».
Braslavski a également évoqué la polémique suscitée par une conversation téléphonique avec Kadri, qui l’a appelé pour lui présenter ses excuses au sujet de l’altercation.
« Je demande aux gens d’arrêter de me critiquer sur Internet », a dit Braslavski. « C’est moi qui ai été agressé, c’est moi qui me suis fait frapper à coups de poing au visage par une personne ivre et droguée qui ne parvenait pas à se contrôler. C’est la chose la plus choquante qui me soit jamais arrivée. Je ne pensais pas que je serais agressé ici, en Israël. »
Son avocat, Efraim Dimri, a rapporté dans un communiqué que l’incident avait provoqué « des dommages physiques et surtout émotionnels » à l’ex-captif, et que l’état psychologique de son client s’était dégradé au cours des derniers jours.
Selon le site Ynet, qui n’a toutefois pas cité ses sources, Braslavski a maintenu sa version des faits devant les enquêteurs.
Il a également nié avoir été ivre au moment de l’altercation, soulignant qu’il ne buvait pas dans le cadre du traitement qu’il suit depuis la fin de sa captivité aux mains du Hamas.
Lundi, le tribunal de Tel Aviv a libéré Ziton et il l’a assigné à résidence jusqu’à vendredi.
Au cours de l’audience, a rapporté le site Walla, les procureurs ont présenté une vidéo de l’altercation, qui montrait Ziton donnant un coup de pied à Braslavski alors que celui-ci gisait au sol, allongé. Des images qui sont venues contredire l’argument de légitime défense qui a été avancé par Ziton.
À la suite de l’altercation, Kadri a appelé Braslavski. Les médias ont diffusé lundi un enregistrement d’une partie de la conversation.
Mardi, dans un message posté sur sa page Instagram, Kadri a affirmé que les enregistrements diffusés avaient été modifiés, joignant un enregistrement de l’intégralité de la conversation et soulignant qu’il prouvait qu’à aucun moment elle n’avait demandé à Braslavski de ne pas porter plainte auprès de la police. Elle a toutefois précisé avoir demandé à Braslavski « de ne pas me causer de problèmes médiatiques, et de ne pas m’impliquer dans cette affaire ».
Sa conversation avec Braslavski, a déclaré Kadri, a été « la plus claire et la plus transparente possible » et elle a eu pour objectif « de lui présenter des excuses ». Elle a ajouté que l’identité de l’accusé « n’avait rien à voir ».
Samedi soir, Braslavski se serait vu refuser l’entrée à une fête organisée dans un bar du boulevard Rothschild.
Selon la chaîne d’information N12, l’ex-otage a indiqué avoir reçu une invitation personnelle de Kadri. Mais lorsqu’il s’est présenté à l’entrée, elle n’était plus là.
Braslavski a expliqué à la chaîne que le partenaire de la star, Ziton, lui avait crié « personne ne t’a invité ». C’est alors qu’une dispute a éclaté entre les deux hommes, aboutissant à l’agression présumée.
On ignore si l’ancien otage a été blessé.
Braslavski, qui a été relâché en octobre après deux ans de captivité à Gaza, avait été kidnappé le 7 octobre 2023 alors qu’il travaillait comme agent de sécurité au festival de musique électronique Nova, près de Reïm. Plus de 370 personnes avaient été tuées lorsque des terroristes avaient attaqué le festival, perpétrant des actes de brutalité et commettant des violences sexuelles à grande échelle. Des dizaines de jeunes avaient été enlevés et pris en otage.
En novembre, Braslavski a révélé que les terroristes du Jihad islamique palestinien qui le retenaient captif à Gaza l’avaient agressé sexuellement et torturé à plusieurs reprises.
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