Liberman exclut toute participation au gouvernement minoritaire proposé par Eisenkot
L'élu de l'opposition affirme que son parti “ne sera pas de la partie” si le chef du parti Yashar ne parvient pas à former une coalition de plus de 61 sièges
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Lundi, Avigdor Liberman, le chef d’Yisrael Beytenu, parti d’opposition à tendance dure, a exclu de faire partie d’une coalition gouvernementale minoritaire, suite à l’évocation de cette éventualité par le favori des élections, Gadi Eisenkot, dont le parti Yashar est au coude-à-coude, si ce n’est légèrement devant, le Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans les sondages d’opinion.
La semaine dernière, Eisenkot a déclaré que si le bloc des partis à majorité juive opposés à Netanyahu obtenait de 52 à 58 sièges à la Knesset aux prochaines élections législatives du 27 octobre, ils pourraient former une coalition qui « déciderait de ne traiter que des questions faisant l’objet d’un très large consensus national ».
Selon des sondages répétés, ni le bloc pro-Netanyahu ni le bloc anti-Netanyahu ne devraient obtenir la majorité de 61 sièges à la Knesset, d’où l’éventualité d’un gouvernement minoritaire.
Un tel gouvernement pourrait malgré tout être approuvé par la Knesset grâce au soutien ou à l’abstention des partis à majorité arabe.
Mais lundi, Liberman a exclu cette éventualité dans un message publié sur les réseaux sociaux.
« Je tiens à dire clairement, ici et maintenant, qu’Yisrael Beytenu ne sera partenaire d’aucune sorte de gouvernement minoritaire, point final », a écrit le député.
Il a réaffirmé sa position lors d’une interview accordée à la radio de l’armée, Galei Tsahal, déclarant : « S’il n’y a que 58 sièges, il n’y aura pas de gouvernement minoritaire. Je n’en ferai pas partie. »
Les sondages créditent Liberman d’une dizaine de sièges aux prochaines élections législatives, ce qui rend peu probable qu’Eisenkot parvienne à former un gouvernement minoritaire sans sa participation.
Dans son message, Liberman a également réaffirmé les principes fondateurs du programme électoral d’Yisrael Beytenu en 2026, à savoir l’établissement d’une commission d’enquête d’État sur le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, ce qui, d’après lui, serait « la toute première décision du gouvernement » mais aussi le vote d’ « une loi sur la conscription pour tous, Juifs, musulmans, chrétiens, Druzes et Circassiens, selon deux voies – militaire et civile », afin que ceux qui ne s’enrôlent pas dans l’armée effectuent un service national.
Le parti exige par ailleurs l’instauration d’une limitation du nombre de mandats pour les Premiers ministres, l’obligation pour toutes les écoles recevant des subventions publiques d’enseigner les matières de base et la nomination d’un comité d’experts chargé de rédiger une constitution, à faire approuver par référendum national.
Eisenkot en tête du dernier sondage télévisé
Alors qu’Eisenkot semble s’attendre à ce que son bloc manque quelques sièges pour atteindre les 61 requis, le dernier sondage de la chaîne N12, lundi, montre qu’il pourrait, au final, ne lui en manquer qu’un seul.
Selon ce sondage, Yashar serait le premier parti de la Knesset, avec 24 sièges, suivi du Likud, avec 22 sièges. Le troisième parti, en importance relative, serait BeYahad de Naftali Bennett et Yaïr Lapid, avec 15 sièges, suivi du parti de Yaïr Golan, Les Démocrates, avec 11 sièges.
Yisrael Beytenu obtiendrait 10 sièges, tandis que les partis ultra-orthodoxe ashkénaze, YaHadout HaTorah, et d’extrême-droite, Otzma Yehudit, en remporteraient huit chacun. Le parti ultra-orthodoxe séfarade Shas obtiendrait sept sièges, et le parti HaTzionout Hadatit de Bezalel Smotrich, la coalition à majorité arabe Hadash-Taal et Raam obtiendraient chacun cinq sièges. Le parti arabe radical Balad et le parti Kakhol Lavan de Benny Gantz passeraient tous deux sous le seuil électoral, tout comme l’alliance entre Yoaz Hendel et Chili Tropper et celle dirigée par Gilad Erdan.
Le bloc anti-Netanyahu obtiendrait au total 70 sièges s’il s’alliait aux partis arabes – une perspective que Bennett a jusqu’à présent refusé d’envisager – ou 60 sans eux, tandis que le bloc dirigé par Netanyahu disposerait de 50 sièges.
En revanche, le bloc anti-Netanyahu pourrait obtenir la majorité à la Knesset si le parti de droite envisagé par le général à la retraite Ofer Winter se présentait et rejoignait ce camp.
Si Winter – qui a suscité la polémique dans les milieux militaires et a été libéré de l’armée, mais qui est un partisan de la conscription des Haredim – forme un parti qui se joint au bloc anti-Netanyahu, il remporterait cinq sièges et porterait le total du bloc à 63, selon le sondage.
Il puiserait, semble-t-il, une grande partie de ses voix auprès du parti de coalition ultra-nationaliste HaTzionout Hadatit, qui tomberait en deçà du seuil de la Knesset, toujours d’après ce sondage.
la Communauté du Times of Israël !







