Liberman : Netanyahu laisse le nord sans protection « pour des raisons purement politiques »
Des milliards ont été débloqués pour les réfractaires à la conscription, mais on n'a pas pu trouver quelques centaines de millions pour la construction d'abris, s'indigne le chef du parti Yisrael Beytenu
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Le président du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a accusé lundi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de laisser les régions du nord sans protection « pour des raisons purement politiques », rappelant que le chef du gouvernement avait rejeté, à deux reprises, ses projets visant à protéger les communautés du nord alors qu’il était ministre de la Défense et des Finances.
« Aujourd’hui, alors que des millions d’Israéliens se ruent vers les abris plusieurs fois par jour… la Knesset va débattre de la question ‘la plus importante’ pour l’État d’Israël : l’extension des pouvoirs des tribunaux rabbiniques », a déclaré Liberman aux journalistes en amont de la réunion hebdomadaire de son parti, évoquant un projet de loi visant à conférer aux tribunaux religieux le pouvoir d’arbitrer les litiges civils, et notamment les affaires de garde d’enfants.
« C’est de la folie pure. Une faillite morale. Je ne comprends pas comment les dirigeants de la coalition parviennent encore à dormir la nuit », a-t-il ajouté.
« Des milliards ont été débloqués pour les réfractaires au service militaire, mais il n’a pas été possible de trouver quelques centaines de millions pour la construction d’abris », a-t-il poursuivi, faisant référence à un récent rapport du contrôleur de l’État selon lequel quelque trois millions d’Israéliens n’ont pas accès à des abris antiaériens.
« J’espère sincèrement que les habitants du nord, le jour des élections, ne manqueront pas de se souvenir de l’attitude du gouvernement actuel. »
Interrogé sur la possibilité d’un retrait des États-Unis de la guerre contre l’Iran, Liberman a insisté sur « l’importance, quelle que soit l’annonce des États-Unis ou celle de l’Iran, qu’Israël définisse son objectif aussi clairement que possible : renverser le régime des ayatollahs ».
« Si la guerre prend fin, je doute que les dirigeants du régime se mettent à enseigner la tolérance à la future génération iranienne », a-t-il ironisé. « Par conséquent, de notre point de vue, le renversement du régime est la solution, et nous devons y parvenir. De préférence avec le soutien d’une superpuissance comme les États-Unis. Et même si nous devons le faire seuls, cela reste notre objectif ; faute de quoi, nous nous retrouverons dans un cycle sans fin de [combats]. »
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