L’Iran dément toute ingérence dans les négociations entre le Hamas et Israël
Le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï a qualifié mardi les allégations du président Trump de "totalement infondées"
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L’Iran a démenti mardi les propos du président américain Donald Trump qui l’accuse d’interférer dans les négociations entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas pour un cessez-le-feu à Gaza.
Trump a affirmé lundi que l’Iran « s’était immiscé » dans les récentes négociations entre Israël et le Hamas et que Téhéran envoyait de « très mauvais signaux ».
Le groupe terroriste palestinien du Hamas fait partie de « l’axe de la résistance » est le terme utilisé par les responsables iraniens pour désigner la République islamique et ses alliés anti-Israël, tels que le Hezbollah, les Houthis du Yémen et d’autres milices chiites en Irak et en Syrie.
« Je pense que [les Iraniens] se sont impliqués dans ces négociations en donnant des ordres et des signaux au Hamas et ce n’est pas bon », a assuré Trump lors d’un déplacement en Écosse.
Israël est en guerre contre le Hamas depuis le 7 octobre 2023, date à laquelle quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut des communautés du sud d’Israël, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.
Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à détruire le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages.
Les négociations indirectes entre Israël et le groupe terroriste palestinien en vue d’un cessez-le-feu sont dans l’impasse.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï a qualifié mardi les allégations du président Trump de « totalement infondées ».
Le Hamas « défend les intérêts du peuple opprimé de Gaza de la manière la plus appropriée et n’a pas besoin de l’intervention de tiers à cet égard », a écrit dans un communiqué Baghaï, fustigeant l’envoi par les États-Unis « d’armes mortelles au régime d’occupation ».
Depuis la Révolution islamique de 1979, l’Iran ne reconnaît pas l’État d’Israël, allié des États-Unis, et fait du soutien à la cause palestinienne l’un des piliers de sa politique étrangère.
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