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Aoun appelle à des négociations avec Israël pour éviter que le sud-Liban soit un nouveau Gaza

Le président libanais Joseph Aoun s’exprimant lors d’une cérémonie marquant la Journée de l’armée, au ministère de la Défense du pays, à Yarzeh, près de Beyrouth, au Liban, le 31 juillet 2025. (Crédit : Bureau de presse de la présidence libanaise via AP)
Le président libanais Joseph Aoun s’exprimant lors d’une cérémonie marquant la Journée de l’armée, au ministère de la Défense du pays, à Yarzeh, près de Beyrouth, au Liban, le 31 juillet 2025. (Crédit : Bureau de presse de la présidence libanaise via AP)

Dans un discours télévisé prononcé à l’occasion de Pâques, le président libanais Joseph Aoun a défendu sa décision de chercher à négocier avec Israël afin de mettre un terme aux frappes aériennes et à l’incursion terrestre croissante des troupes dans le sud du pays.

Interrogé par des journalistes, Aoun a déclaré qu’Israël n’avait pas encore répondu à la demande de cessez-le-feu formulée par le Liban comme condition préalable à l’ouverture de négociations.

Il a toutefois ajouté que les pourparlers étaient le seul moyen de mettre fin à la campagne militaire d’Israël contre le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, redoutant que celle-ci ne réduise le pays en ruines.

« Il se peut qu’Israël veuille opérer dans le sud du Liban comme il le fait à Gaza, mais notre devoir n’est pas de le pousser à faire ce qu’il fait à Gaza », a déclaré le chef de l’État, dans son discours retransmis en direct.

« Négocier n’est pas capituler. Gaza est détruite et plus de 70 000 personnes ont été tuées, et ce n’est qu’après cela qu’ils négocient. Nous n’avons d’autre choix que de négocier pour mettre fin à la tragédie au Liban. »

Il a également appelé les pays à intervenir pour mettre fin à ce qu’il a qualifié de « folie », en référence aux frappes israéliennes.

Israël a lancé son opération militaire en réponse aux tirs de roquettes du Hezbollah, que le groupe terroriste soutenu par Téhéran a repris le mois dernier en réaction à la guerre en Iran.

Aoun a également indirectement critiqué le Hezbollah pour avoir semé la discorde interne et entraîné le Liban dans la guerre, affirmant que quiconque « porte atteinte à la paix civile sert Israël, et c’est pire que les attaques israéliennes ».

Concernant l’ambassadeur iranien expulsé, qui a refusé de quitter le pays, le président a déclaré : « Ce n’est pas un ambassadeur ; il se trouve à l’ambassade d’Iran sans fonction officielle. »

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