Ex-porte-parole de Tsahal : les journalistes auraient dû être autorisés à entrer à Gaza « depuis longtemps »
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Alors que les journalistes internationaux sont interdits d’accès à la bande de Gaza depuis plus de deux ans, un ancien porte-parole de l’armée israélienne a estimé que ces restrictions auraient dû être levées depuis longtemps.
« Israël aurait dû autoriser les journalistes internationaux à entrer à Gaza depuis longtemps, afin de priver les détracteurs et les propagandistes anti-Israël d’un argument efficace qu’ils utilisent sans cesse contre le pays », a écrit Jonathan Conricus sur le réseau social X, partageant un article du New York Times incluant ses propos sur le sujet.
L’interdiction aurait dû être assouplie « il y a plus d’un an, et très certainement depuis le cessez-le-feu », a-t-il dit au média américain, ajoutant que si cette politique était logique au début de la guerre, « je pense qu’elle n’a plus beaucoup de sens aujourd’hui. Je pense qu’elle est contre-productive et qu’elle ne sert aucun objectif clair pour l’État d’Israël. À ce stade, je pense même qu’elle est néfaste ».
Conricus avait été porte-parole international de l’armée israélienne entre 2017 et 2021. Il était revenu servir au sein de l’unité du porte-parole en tant que réserviste pendant la guerre.
Conricus, qui est devenu chercheur à la Fondation pour la Défense des démocraties, basée aux États-Unis, a ajouté sur X que « de nombreux professionnels des médias et leurs patrons ont failli à leurs devoirs fondamentaux en matière de journalisme et d’éthique dans la manière dont ils ont choisi de couvrir cette guerre et Israël en général, mais cela ne signifie pas que nous ne devrions pas les autoriser à faire leur travail. À ce stade, les exclure ne sert que nos ennemis et nos adversaires ».
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