La Syrie a arrêté un général de l’ère Assad pour une attaque chimique
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Le ministère syrien de l’Intérieur a annoncé l’arrestation d’un général de l’époque du président déchu Bachar al-Assad, l’accusant d’avoir été impliqué dans une attaque chimique qui avait été perpétrée en 2013 dans une banlieue de la capitale, Damas.
Au mois d’août 2013, l’armée, sous le régime d’Assad, avait été accusée d’avoir utilisé des armes chimiques contre des zones qui se trouvaient alors sous contrôle rebelle, tuant plus de 1 400 hommes, femmes et enfants, selon les services de renseignement américains et des organisations de défense des droits de l’Homme.
Alors que la Syrie était au plus fort de sa guerre civile, le gouvernement d’Assad avait nié toute responsabilité, mais il avait accepté de remettre son arsenal chimique afin d’éviter des frappes américaines.
Assad était resté au pouvoir pendant plus d’une décennie, avant d’être renversé en 2024 par des rebelles islamistes placés sous la direction de l’actuel président Ahmed al-Sharaa.
Le ministère a dit avoir arrêté « Khardal Ahmed Dayoub, ancien général de brigade des forces du régime renversé et ancien chef de la branche du renseignement de l’armée de l’air à Deraa, pour son implication directe dans des violations systématiques à l’encontre de civils ».
Le ministère a accusé Dayoub d’avoir été « impliqué dans des attaques chimiques pendant son service à la branche de Damas et dans la région de Harasta », où « il a supervisé des opérations répressives et où il a contribué à la coordination logistique du bombardement de la Ghouta orientale à l’aide d’armes chimiques interdites au niveau international ».
Dayoub, le dernier en date d’une série de responsables de l’ère Assad qui ont été arrêtés ces derniers mois, est également accusé d’avoir procédé à exécutions extrajudiciaires et de coordination avec l’Iran et son proxy libanais, le Hezbollah, qui soutenaient tous les deux le gouvernement déchu.
Les survivants des attaques – y compris des secouristes – avaient à l’époque risqué leur vie en diffusant des dizaines de vidéos en ligne et en s’adressant à des journalistes, notamment à des reporters de l’AFP, pour raconter l’horreur dont ils avaient été témoins.
la Communauté du Times of Israël !







