Le chef de la police de Tel Aviv met en garde contre une “situation d’urgence nationale” suite aux meurtres de citoyens arabes
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Le commandant de la police du district de Tel Aviv, Haïm Sargaroff, avertit qu’Israël se trouve dans un « état d’urgence nationale » suite au meurtre violent de six citoyens arabes en l’espace de deux jours.
« Nous sommes en état d’urgence nationale, nous devons travailler ensemble », a-t-il déclaré lors d’une interview accordée à la radio Kan, faisant référence de manière générale aux autres agences gouvernementales.
« Je ne dis pas que la responsabilité n’incombe pas à la police, mais si nous ne travaillons pas ensemble, nous ne pourrons pas gagner. »
Le haut responsable a affirmé que l’attaque à la voiture piégée mortelle survenue hier à Jaffa, qui a coûté la vie à Iyad Raab, 38 ans, et blessé son fils de six ans, est liée à un conflit lié au trafic de drogue.
Peu après l’annonce du décès de Raab, une autre attaque à la voiture piégée a secoué Holon, une ville située au sud de Tel Aviv, vers midi, tuant Mustafa Abu Lisan, un habitant de Jaffa.
Sargaroff a précisé que la police est au courant depuis plusieurs mois déjà du conflit à l’origine de ces deux attaques à la voiture piégée. Il a expliqué que celui-ci avait débuté à la suite d’une fusillade au cours de laquelle un homme soupçonné d’être impliqué dans un trafic de drogue avait été blessé. Après une période de calme relatif, le conflit, dont l’épicentre se trouve à Jaffa, a repris de plus belle avec le meurtre d’Imad Jabari, 17 ans, la semaine dernière.
La police n’a encore fait état d’aucune arrestation dans le cadre de ces trois homicides liés à ce conflit.
Malgré les origines criminelles du conflit, Sargaroff a souligné que bon nombre des personnes visées n’avaient que peu, voire aucun lien avec les affaires du milieu, sans toutefois donner de détails sur les victimes.
« Les personnes impliquées dans le conflit sont plus méfiantes, prennent davantage de précautions et sont plus sensibles ; c’est pourquoi [les assassins] s’en prennent à des personnes plus éloignées, issues de la même famille ou du cercle plus large », a-t-il expliqué.
la Communauté du Times of Israël !







