Le fils influent de l’homme fort libyen aurait rencontré Netanyahu à Abu Dhabi
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Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

L’avion du commandant en second de la faction contrôlant l’Est de la Libye a atterri à Abu Dhabi environ 20 minutes après l’arrivée du Premier ministre Benjamin Netanyahu et de son entourage dimanche – alimentant les spéculations portant sur une possible rencontre secrète entre les deux hommes.
Netanyahu s’est rendu en secret aux Émirats arabes unis avec des conseillers de haut rang pour y rencontrer le président émirati Mohamed Bin Zayed.
Peu de temps après, selon les données de vol, un jet privé d’Airbus qui portait le numéro d’immatriculation P4-KH5I9 a également atterri. Selon le quotidien italien Il Foglio, cet appareil est régulièrement utilisé par Saddam Haftar, fils du commandant de l’Armée nationale libyenne Khalifa Haftar, qui contrôle l’Est de la Libye.
Le journal a cité les propos tenus par Mohamed Buisier, un ancien conseiller de Haftar qui a rompu avec le chef de guerre, qui a affirmé que « Saddam a rencontré Netanyahu dans le but d’obtenir un soutien politique pour sa candidature à la présidence libyenne ».
Un accord de partage du pouvoir soutenu par les États-Unis, destiné à unifier la Libye – divisée entre le régime autoritaire de Khalifa Haftar et les forces d’opposition basées à Tripoli – prévoit l’accession de Saddam à la présidence libyenne.
Khalifa Haftar, qui avait lancé en 2019 une offensive visant à s’emparer de Tripoli, avait été soutenu par les Émirats arabes unis, l’Égypte et la Russie, tandis que les milices basées à Tripoli et opposées à son régime avaient reçu l’aide du Qatar, de l’Italie et de la Turquie.
Le jeune Haftar aurait pris part, dans le passé, à des réunions avec des responsables israéliens. En 2021, il se serait rendu en Israël pour une rencontre secrète au cours de laquelle il aurait proposé d’établir des relations diplomatiques entre les deux pays en échange du soutien israélien, selon Haaretz.
D’après Israel Hayom, l’un des fils de Haftar avait signé en 2021 un contrat avec une agence de relations publiques israélienne enregistrée aux Émirats arabes unis, en vue d’élections présidentielles qui ont depuis été reportées.
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