Le Liban veut engager des pourparlers de paix avec Israël ; les US et Israël sceptiques
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Cinq sources proches du dossier ont confié à Axios que le gouvernement libanais avait récemment proposé, par l’intermédiaire de l’administration Trump, d’entamer des négociations directes avec Israël en vue de mettre un terme à la guerre menée contre le Hezbollah et, le cas échéant, de conclure un accord de paix avec Beyrouth.
Selon ces sources, parmi lesquelles figurent un responsable américain, un responsable israélien et trois personnes directement informées du dossier, Jérusalem et Washington ont accueilli cette proposition avec scepticisme.
La semaine dernière, le gouvernement libanais aurait approché l’envoyé américain Tom Barrack, qui a suivi le dossier libanais l’année dernière, mais qui s’est montré moins actif ces derniers mois, afin de lui demander d’intervenir auprès d’Israël. Selon certaines informations, Beyrouth aurait affirmé que plusieurs membres du Hezbollah étaient favorables à un accord, et proposé d’organiser des pourparlers directs avec Israël à Chypre, au niveau ministériel.
Barrack aurait répondu que, pour aller de l’avant, le gouvernement libanais devait « arrêter ses bêtises » concernant le désarmement du Hezbollah. « Si le gouvernement ne prend pas de mesures concrètes concernant l’arsenal du Hezbollah, alors toute discussion est inutile », a fait savoir une source à Axios.
Jérusalem a pour sa part rejeté la proposition, estimant qu’il était trop tard et que son armée avait actuellement pour priorité d’éliminer le Hezbollah, ont indiqué les sources. Selon la chaîne israélienne N12, la proposition est toujours à l’étude.
Certaines sources ont ajouté que le chef de l’armée libanaise, le général Rodolphe Haykal, s’était opposé au déploiement de troupes contre le Hezbollah alors que les combats se poursuivent, et ce malgré l’engagement officiel de l’armée à désarmer le groupe terroriste. Cette situation aurait incité Washington à faire pression sur le président libanais Joseph Aoun pour qu’il limoge Haykal.
Selon ces sources, les responsables libanais se montrent de plus en plus frustrés par le fait que l’administration Trump ignore largement leurs efforts, laissant peu de place à la médiation ou à des pourparlers de paix avec Israël.
« L’administration Trump ne manifeste aucun intérêt pour le Liban », a expliqué à Axios une source bien informée.
Le cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu n’a pas immédiatement répondu à notre demande de commentaires sur cette information.
Un responsable israélien a récemment déclaré au Washington Post que Jérusalem était « disposé à dialoguer avec les autorités libanaises afin de parvenir à un accord de cessez-le-feu », sans toutefois mentionner l’existence d’une proposition libanaise.
la Communauté du Times of Israël !







