Le pouvoir judiciaire iranien exhorte les tribunaux à « hâter » les verdicts d’exécution liés à la guerre
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Le responsable du pouvoir judiciaire iranien, partisan de la ligne dure, a exhorté les tribunaux à rendre plus rapidement leurs verdicts liés à la guerre américano-israélienne, notamment les condamnations à mort, au moment même où les militants tirent la sonnette d’alarme face à la recrudescence des pendaisons de condamnés considérés comme des prisonniers politiques.
Depuis le début de la guerre, le 28 février, l’Iran a exécuté sept personnes en lien avec les manifestations de janvier, parmi lesquelles six ont été reconnues coupables d’appartenance au groupe d’opposition interdit, les Moudjahidines du peuple iranien (MEK), et un citoyen irano-suédois accusé d’espionnage pour le compte d’Israël.
Les organisations de défense des droits de l’Homme ont pour leur part alerté sur le risque d’exécution qui pèse sur des dizaines d’autres personnes, soit en lien avec les manifestations de janvier, soit parce qu’elles ont été arrêtées en raison de soupçons d’aide à l’ennemi dans le cadre de la guerre en cours.
« Il faut accélérer le prononcé des condamnations à mort et les confiscations des biens », a indiqué le chef du pouvoir judiciaire, Gholam Hossein Mohseni Ejei, à l’occasion d’une réunion télévisée, devant un parterre de hauts responsables de la justice.
En s’appuyant sur les lois existantes relatives à la condamnation des actes d’espionnage, « nous devons continuer à rendre plus rapidement des verdicts à l’encontre des éléments et des agents de l’ennemi agresseur », a-t-il ajouté.
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