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Le président syrien annonce un accord de cessez-le-feu avec le chef des forces kurdes

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad al-Shibani (au centre), observe Tom Barrack, envoyé spécial américain pour la Syrie, alors qu'il s'apprête à signer un accord à Damas, le 16 septembre 2025. (Crédit : Louai Beshara/AFP)
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad al-Shibani (au centre), observe Tom Barrack, envoyé spécial américain pour la Syrie, alors qu'il s'apprête à signer un accord à Damas, le 16 septembre 2025. (Crédit : Louai Beshara/AFP)

Le président syrien Ahmad al-Sharaa a annoncé dimanche avoir signé un accord de cessez-le-feu avec le chef des forces kurdes en Syrie, Mazloum Abdi, après deux jours de rapide progression des forces syriennes dans des territoires longtemps contrôlés par les Kurdes dans le nord et l’est du pays.

« Je recommande un cessez-le-feu complet », a déclaré M. Sharaa devant la presse au palais présidentiel, après une rencontre avec l’émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack, ajoutant qu’un accord avait été signé à distance avec M. Abdi qui ne pouvait pas se déplacer pour des raisons météorologiques.

La présidence a publié le texte de l’accord signé en 14 points, qui comprend l’intégration des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) et des forces de sécurité kurdes dans les ministères de la Défense et de l’Intérieur, la remise immédiate au gouvernement des provinces sous contrôle kurde de Deir Ezzor et Raqa, et la prise en charge par Damas des prisonniers du groupe Etat islamique et de leurs familles détenus dans des prisons et des camps contrôlés par les Kurdes.

L’accord est un coup dur pour les Kurdes qui ambitionnaient de préserver leur administration autonome, instaurée de facto depuis plus d’une décennie dans le nord et le nord-est de la Syrie.

« Cet accord et ce cessez-le-feu représentent un tournant décisif, avec d’anciens adversaires privilégiant le partenariat plutôt que la division », a salué Tom Barrack.

La minorité kurde, notamment répartie entre la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran, a souffert de décennies d’oppression en Syrie, où elle est estimée à quelque deux millions de personnes, sur 20 millions d’habitants.

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