Mère de Ran Gvili : « Il en fallait un dernier, il voulait toujours d’abord s’assurer que tout le monde allait bien »
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La mère du dernier otage encore retenu à Gaza a affirmé qu’Israël ne se remettrait pas tant que son fils ou son corps ne serait pas ramené, ajoutant que la prochaine phase du plan de paix ne devrait pas être mise en œuvre avant son retour.
Le sergent-chef Ran Gvili est l’un des 251 otages pris en otage et emmenés à Gaza par des terroristes le 7 octobre 2023.
Les autorités israéliennes estiment qu’il est mort, mais son corps n’a pas été retrouvé et sa famille s’accroche au faible espoir qu’il soit encore en vie.
« Nous sommes dans la dernière ligne droite et nous devons être forts, pour Rani, pour nous et pour Israël. Sans Rani, notre pays ne peut pas guérir », a déclaré sa mère, Talik Gvili, à Reuters.
Des affiches à l’effigie de Ran, que sa famille et ses amis surnomment Rani, bordent les rues de Meitar, sa ville natale du sud d’Israël.
Lorsque le groupe terroriste palestinien du Hamas a attaqué, Ran se trouvait chez lui, en convalescence après s’être cassé la clavicule. Il a rapidement enfilé son uniforme et s’est joint à la lutte contre les terroristes aux abords du kibboutz Alumim, près de la frontière avec la bande de Gaza.
Selon les autorités israéliennes, Ran, alors âgé de 24 ans, aurait été gravement blessé et n’aurait pas survécu longtemps après avoir été emmené à Gaza.
« Nous voulons le sentir, nous voulons pouvoir douter [de sa mort] », a déclaré Talik, avant d’ajouter : « Ce n’est peut-être qu’un vœu pieux. »
« Nous ne sommes pas seuls », a-t-elle assuré, précisant qu’elle avait ressenti le soutien et la solidarité de tous les horizons politiques.
Elle a décrit son fils comme une personne forte et généreuse qui veillait sur les plus faibles.
« Nous sommes heureux que tout le monde soit rentré, sauf Rani. Nous sommes devenus une grande famille, et chaque otage qui rentrait nous apportait un soulagement, une conclusion. Mais il fallait bien qu’il y en ait un dernier, et il semble que ce soit notre destin. »
« C’était son truc, de s’assurer que tout le monde allait bien avant lui. »
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