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Réunion d’une trentaine de pays pour mettre sur pied à terme une coalition sur la sécurité du détroit d’Ormuz

Londres et Paris vont organiser cette semaine une réunion d’une trentaine de pays prêts à former une coalition visant à participer à la sécurisation du détroit d’Ormuz, a confirmé mercredi à l’AFP une source au ministère britannique de la Défense.

Selon cette source, cette réunion se fera au niveau « des chefs d’état-major des armées » des pays signataires d’un communiqué diffusé la semaine dernière qui ont appelé à un moratoire des attaques contre les infrastructures pétrolières et gazières dans le Golfe et se sont dit « prêts à contribuer » aux efforts pour sécuriser le détroit.

Ce communiqué conjoint, initié par la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Japon, a depuis reçu l’approbation d’une trentaine de pays, dont les Emirats arabes unis et Bahreïn.

Le chef d’état major britannique Richard Knighton, et son homologue français Fabien Mandon sont « conscients du rôle qu’ils ont à jouer pour rassembler cette coalition et aider la communauté internationale à élaborer un plan permettant la réouverture du détroit d’Ormuz dans les meilleurs délais », a-t-elle encore précisé.

Plusieurs médias britanniques, dont le Guardian et le Times, ont également indiqué que Londres a proposé d’accueillir dans un deuxième temps une conférence internationale sur la sécurité du détroit d’Ormuz à Portsmouth ou Londres pour mettre sur pied une coalition de pays engagés dans cette mission.

Une telle mission pourrait notamment viser à éliminer les mines que l’Iran est accusé par plusieurs pays d’avoir posées dans le détroit.

Mais plusieurs pays, dont la France, l’Italie ou l’Allemagne, ont prévenu qu’aucune opération ne pourrait se produire dans le contexte actuel des frappes dans la région.

Depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l’Iran, la quasi-paralysie par Téhéran du détroit d’Ormuz, par où transite en temps normal un cinquième de la production de pétrole mondiale mais aussi du gaz naturel liquéfié, a entraîné une forte hausse du prix des hydrocarbures, avec un impact économique mondial.

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