Un juge libanais contesté par le Hezbollah aurait achevé son enquête sur l’explosion du port de Beyrouth
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Le juge libanais Tarek Bitar a achevé son enquête sur l’explosion survenue dans le port de Beyrouth en 2020, une affaire qui dure depuis des années et qui pourrait déboucher sur des poursuites susceptibles de concerner des dizaines de personnes, a indiqué un responsable judiciaire à l’AFP.
Depuis 2023, l’enquête sur l’énorme explosion du port de Beyrouth – qui avait fait plus de 220 morts le 4 août 2020 – est compromise après que le Hezbollah a mené une campagne exigeant le retrait de Bitar, qui avait ensuite fait l’objet de dizaines de plaintes devant la justice, avec pour objectif de le dessaisir de l’affaire.
Bitar a repris son enquête l’année dernière, alors que l’équilibre des pouvoirs au Liban s’était modifié à la suite de la guerre de 2023-2024 entre Israël et le Hezbollah, qui avait affaibli le groupe terroriste soutenu par l’Iran.
« Le juge d’instruction chargé de l’affaire de l’explosion du port de Beyrouth, Tarek Bitar, a décidé de clore son enquête et il a transmis l’intégralité du dossier au procureur général Jamal Hajjar », a confié ce responsable à l’AFP.
Le nombre de prévenus dans cette affaire s’élève à environ 70 personnes – avec parmi elles des responsables politiques, des responsables de la sécurité et de l’armée ainsi que des fonctionnaires, selon ce responsable.
Le procureur examinera le dossier et il rendra son avis, puis il le renverra à nouveau à Bitar « qui prononcera son acte de mise en examen et qui déterminera la responsabilité de chacun des prévenus ».
Bitar est censé « prendre une décision concernant une vingtaine de prévenus qui ont comparu devant lui depuis le début de l’année 2025 » s’agissant de savoir s’il convient de « les placer en détention, de les libérer ou de les mettre en liberté conditionnelle », a précisé le responsable.
Bitar a d’ores et déjà rendu sa décision concernant les 50 autres prévenus, parmi lesquels figurent des responsables politiques et des magistrats qui ont refusé de comparaître devant lui pour être interrogés, selon le responsable.
Personne n’a été placé en détention en lien avec l’explosion du port.
la Communauté du Times of Israël !







