Londres : Deux appartements liés à Khamenei, près de l’ambassade d’Israël, en vente
Ces biens sont à vendre en raison de la défaillance du banquier iranien Ali Ansari, sanctionné par le Royaume-Uni et les États-Unis
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Deux appartements que l’on pense appartenir au dirigeant suprême iranien, Mojtaba Khamenei, situés à proximité immédiate de l’ambassade d’Israël à Londres, ont été mis en vente, rapporte le journal Sunday Times.
Les deux appartements, acquis par l’intermédiaire de divers prête-noms en 2014 et 2016, sont situés aux sixième et septième étages d’un immeuble dans la même rue que l’ambassade israélienne, à Palace Green, dans le quartier de Kensington, selon les informations données par les médias britanniques cette année.
À l’époque, le Daily Mail avait cité un spécialiste du terrorisme et de la sécurité affirmant que la situation des appartements faisait que « l’Iran avait une vue directe sur l’arrière de l’ambassade d’Israël, à moins de 50 mètres ».
Mojtaba Khamenei a été nommé dirigeant suprême de l’Iran en début d’année lorsque son père et prédécesseur, Ali Khamenei, a été tué dans les premières frappes de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, le 28 février dernier.
Selon le Sunday Times, les appartements ont été mis en vente lorsque le banquier iranien Ali Ansari, accusé d’être l’homme de paille de Khamenei, a été placé sous sanctions.
Ansari s’est ensuite retrouvé en défaut de paiement sur ses prêts immobiliers, si bien que le gouvernement britannique a décidé de mettre les biens en vente, affirme le journal.
L’un des appartements avait été acheté en 2016 pour 19 millions de livres sterling, et est aujourd’hui en vente pour 12 millions de livres. Le second appartement avait été acheté en 2014 pour 16,75 millions de livres sterling : dans la mesure où il ne fait l’objet d’aucune annonce publique, son prix de vente actuel est inconnu.
Selon le Sunday Times, les appartements du 3a Palace Green, tout près de Kensington Palace Gardens, disposent de logements pour du personnel de service et de terrasses privées sur le toit.
Les deux appartements font partie d’un portefeuille immobilier international bien plus vaste lié à Khamenei. Selon une enquête de Bloomberg citée par les médias britanniques en début d’année, ces biens sont estimés à plusieurs centaines de millions de dollars et comprennent plus d’une dizaine de propriétés à Londres, dont certaines acquisitions avaient été faites via Ansari et des sociétés écrans.
Ansari a été sanctionné par le Royaume-Uni en octobre 2025 en raison de ses liens présumés avec le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI). En annonçant les sanctions, les autorités britanniques l’ont présenté comme un « banquier et homme d’affaires iranien corrompu » qui « facilite et soutient des activités hostiles ».
Il a par ailleurs été sanctionné par les États-Unis en juillet dernier, le Trésor américain l’accusant d’utiliser ses avoirs immobiliers et commerciaux à l’étranger au profit de Khamenei, d’autres élites iraniennes et du CGRI.
Ansari a nié entretenir la moindre relation financière ou personnelle avec Khamenei ou le CGRI et a déclaré qu’il contesterait les sanctions qui lui sont imposées.
La proximité de ces biens avec l’ambassade d’Israël a suscité une attention particulière dans le cadre d’enquêtes britanniques sur des opérations de surveillance iraniennes présumées.
Le spécialiste du terrorisme et de la sécurité Roger Macmillan a déclaré, en mars, au Daily Mail que ces appartements pouvaient servir à observer et photographier les personnels et visiteurs de l’ambassade, écouter les conversations des employés ou encore procéder au « contrôle laser des vibrations des fenêtres pour reconstituer les conversations tenues à l’intérieur ».
Cette courte distance permettrait également le piratage des réseaux sans fil de l’ambassade pour surveiller le trafic internet, avait-il ajouté.
En mars dernier, deux hommes ont comparu devant un tribunal londonien, accusés d’avoir espionné diverses cibles pour le compte de l’Iran dont l’ambassade d’Israël, le consulat d’Israël et des institutions juives de la capitale.
la Communauté du Times of Israël !







