L’UNRWA prévoit d’ouvrir un bureau en Turquie dans les prochaines semaines
Phillipe Lazzarini, le chef de l'agence onusienne chargée d'aider les réfugiés palestiniens, a dit se réjouir de pouvoir établir une présence permanente dans le pays
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L’Office controversé de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) prévoit d’ouvrir un bureau en Turquie dans les prochaines semaines, a fait savoir le commissaire général de l’agence, Philippe Lazzarini, qui se trouvait jeudi à Ankara.
A l’occasion d’une conférence de presse, Lazzarini a indiqué que l’agence avait signé l’accord final avec le gouvernement turc concernant l’ouverture du bureau, ajoutant qu’il se réjouissait de pouvoir établir une présence permanente dans le pays.
« C’est imminent. C’est une question de semaines », a déclaré M. Lazzarini à des journalistes à Ankara.
« Il s’agira d’un bureau de représentation, d’un bureau de plaidoyer (…), mais c’est aussi un bureau qui pourrait accueillir à l’avenir certaines fonctions de l’agence qui peuvent être exercées à distance », a précisé Lazzarini.
Saluant le soutien politique et financier d’Ankara aux réfugiés et à la cause palestinienne, M. Lazzarini a dit avoir discuté avec deux ministres turcs et Emine Erdogan, l’épouse du président Recep Tayyip Erdogan, « des moyens d’améliorer l’accès à Gaza ».
« Plus de 600 000 filles et garçons vivent dans les décombres, profondément traumatisés et restent privés d’éducation » en dépit du cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre, a-t-il souligné.
L’agence onusienne avait annoncé la veille s’être séparée pour des raisons financières de près de 600 de ses employés de la bande de Gaza, qui avaient quitté ce territoire palestinien.
« Mardi, 571 employés locaux de l’Unrwa, qui se trouvent en dehors de Gaza, ont été informés qu’ils étaient licenciés avec effet immédiat », a déclaré un porte-parole dans un email envoyé à l’AFP, arguant d’une « crise financière sans précédent » qui impose des mesures de contrôle des coûts.
Depuis plus de sept décennies, l’agence est censée fournir aide et assistance aux Palestiniens dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, au Liban, en Jordanie et en Syrie.
Mais l’agence a vu les contributions volontaires diminuer, à mesure qu’elle devenait l’objet de critiques israéliennes de plus en plus sévères en raison de ses implications dans le pogrom du 7-Octobre.
Israël a accusé l’agence d’être « infestée d’agents du Hamas » et lui a interdit d’opérer sur son territoire.
Le travail effectué par l’agence onusienne a coûté environ 880 millions de dollars en 2025. Mais elle n’a reçu qu’environ 570 millions de contributions, a souligné le porte-parole de l’Unrwa.
« Dans l’état actuel des choses, nous nous attendons à un déficit substantiel en 2026 », a-t-il dit.
Le Hamas a qualifié mercredi cette décision d’ « injuste et de violation des droits fondamentaux de ces employés », selon un communiqué. « Nous demandons à l’Unrwa (…) d’assumer son rôle et ses responsabilités envers le peuple palestinien et ses employés ».
Tous les membres du personnel concernés travaillaient initialement dans la bande de Gaza, mais avaient réussi à partir au début de la guerre, déclenchée par les attaques meurtrières du Hamas en Israël le 7 octobre 2023.
La plupart n’avaient pu exercer leurs fonctions à distance. Ils étaient toutefois restés sur la liste de paie de l’Unrwa jusqu’en mars, date à laquelle ils ont été placés en congé exceptionnel sans solde.
« Le personnel concerné est sans salaire depuis plus de 10 mois et il est impossible de prévoir quand ou s’il pourra reprendre ses fonctions en raison de circonstances totalement indépendantes de la volonté de l’Unrwa », a noté le porte-parole.
« L’agence a pris une décision qui lui permet au moins d’accéder rapidement à des ressources financières, y compris des indemnités de licenciement ».
Le porte-parole a souligné que l’agence, dont plus de 300 employés ont été tués dans la bande de Gaza pendant la guerre, comptait encore environ 12 000 personnes travaillant pour elle dans le territoire palestinien.
La décision prise cette semaine est intervenue « à la suite de perspectives financières extrêmement difficiles, ainsi que d’intenses campagnes de diffamation visant à saper l’Unrwa et à dissuader ses donateurs », a insisté le porte-parole mercredi.
Au mois de février 2024, le ministre de la Défense, Yoav Gallant, avait affirmé que sur les 13 000 employés de l’UNRWA, au moins 12 % appartenaient au Hamas ou au Jihad islamique palestinien, un autre groupe terroriste, avec 1 468 salariés qui étaient des membres actifs des deux organisations.
Parmi ces membres actifs, 185 se battaient ainsi dans l’aile armée du Hamas et 51 dans celle du Jihad islamique palestinien, avait-il déclaré.
Gallant avait aussi affirmé qu’au moins douze salariés de l’UNRWA avaient directement pris part au massacre du 7-Octobre et qu’au moins trente avaient apporté leur aide, notamment lors des prises d’otages ou lors des pillages qui avaient eu lieu dans les communautés prises d’assaut par les terroristes.
L’armée, qui a lancé une offensive contre le Hamas après le 7-Octobre, a aussi découvert des tunnels qui avaient été creusés sous des bâtiments appartenant à l’UNRWA à Gaza, et elle a trouvé des preuves attestant du fait que des terroristes se réfugient dans les structures de l’agence. Un centre de données du Hamas a aussi été localisé sous le siège de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, à Gaza City.
De nombreuses informations et autres signalements ont fait état d’un enseignement continu de la haine antisémite et de la glorification du terrorisme dans les établissements scolaires placés sous la tutelle de l’agence.
la Communauté du Times of Israël !







