Mahmoud Khalil : les juifs antisionistes « nous donnent de l’espoir »
Le leader de la contestation anti-Israël à Columbia, s'est exprimé lors d'une campagne virtuelle du groupe juif d'extrême gauche IfNotNow visant à recruter de nouveaux membres
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Luke Tress est le correspondant du Times of Israel à New York.

Mahmoud Khalil, leader de la contestation anti-Israël à l’université de Columbia et devenu célèbre après son arrestation par l’administration Trump, a déclaré jeudi à un groupe juif d’extrême gauche que les Juifs antisionistes « nous donnent de l’espoir », et que l’antisionisme et l’antisémitisme sont deux choses distinctes.
C’est dans le cadre d’une campagne virtuelle visant à recruter de nouveaux membres que Khalil s’est adressé à IfNotNow, un groupe militant juif d’extrême gauche basé à New York.
Il a souligné « l’importance de l’existence de tels espaces juifs antisionistes », ajoutant que « la libération des Palestiniens et la libération des Juifs sont intimement liées ».
« Nos deux peuples méritent le droit à l’autodétermination, le droit de vivre en sécurité et en paix », a-t-il dit. « Ma vision pour la Palestine, qu’il s’agisse d’une solution à 10 États ou à 100 États, n’a pas la moindre importance. L’essentiel, c’est que les populations vivent dans une réelle liberté. »
L’antisionisme est le rejet du droit à l’autodétermination des Juifs en Israël.
Khalil a par ailleurs accusé l’administration Trump d’antisémitisme.
« Cette administration en particulier, mais aussi le lobby sioniste dans son ensemble, tentent de confondre antisionisme et antisémitisme. C’est cette confusion qui alimente véritablement l’antisémitisme », a-t-il affirmé.
« Rencontrer des juifs antisionistes, c’est ce qui nous donne réellement espoir, c’est ce qui va à l’encontre du discours selon lequel il s’agit d’une guerre religieuse », a-t-il poursuivi.
Khalil était une figure incontournable du mouvement Columbia University Apartheid Divest, une coalition d’associations d’étudiants de Columbia à l’origine de manifestations anti-Israël sur le campus.
Le groupe a exprimé son soutien à la violence, distribué des tracts du Hamas dans une bibliothèque universitaire, et provoqué des perturbations sur le campus à plusieurs reprises après le début de la guerre. Dans un bulletin d’information publié cette semaine, le groupe a acclamé le Hamas et pris la défense de Tarek Bazrouk, un militant ayant plaidé coupable d’avoir agressé des Juifs à New York, ainsi que d’Elias Rodriguez, qui a tué deux employés de l’ambassade israélienne à Washington, DC.
Un groupe de travail universitaire sur l’antisémitisme a révélé l’existence d’une discrimination généralisée sur le campus à l’encontre des Juifs et des Israéliens.
Lors d’une conférence pro-palestinienne à Detroit, la semaine dernière, Khalil a adopté un ton plus offensif, appelant au démantèlement d’Israël.
« Le sionisme repose uniquement sur une représentation d’Israël comme un État normal et ordinaire. Notre travail consiste à détruire cette façade jusqu’à démasquer Israël et montrer son visage d’État paria, jusqu’à l’effondrement du projet génocidaire sioniste et de l’idéologie suprémaciste sur laquelle il s’appuie », a-t-il déclaré.
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