Malgré des prix records de carburant, les Israéliens ont repris les routes après la guerre
La consommation d’essence a fortement rebondi après le cessez-le-feu avec l’Iran, retrouvant presque son niveau record malgré une flambée des prix
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La baisse de la consommation d’essence des automobilistes israéliens observée lorsque le pays est entré en guerre contre l’Iran en mars a été suivie d’un fort rebond en mai et en juin, le cessez-le-feu ayant incité les Israéliens à reprendre la route malgré des prix des carburants proches de niveaux records, selon un rapport publié mardi par le ministère de l’Énergie.
Les chiffres détaillés par le ministère de l’Énergie donnent un aperçu de l’impact de la guerre sur l’activité dans la région – de nombreux lieux de travail étant fermés et la plupart des gens restant près de chez eux ou dans des abris anti-bombes – ainsi que de l’absence d’impact que la flambée des prix pourrait avoir sur la demande des automobilistes israéliens.
Les données publiées par le ministère de l’Énergie montrent à la fois l’impact de la guerre sur l’activité du pays – de nombreux lieux de travail ayant fermé et une grande partie de la population étant restée chez elle ou dans des abris anti-bombes – et la faible incidence de la flambée des prix sur la consommation d’essence des automobilistes israéliens.
Selon les données du premier semestre 2026, les automobilistes ont consommé 274 000 tonnes d’essence sans plomb 95 en janvier, puis 261 000 tonnes en février. En mars, alors que le ciel était sillonné de missiles balistiques, d’avions de chasse et d’avions ravitailleurs, ce volume est tombé à 234 000 tonnes, avant de ne remonter que légèrement en avril.
En mai, en revanche, la consommation a bondi à 294 000 tonnes, alors même que le litre d’essence atteignait 8,07 shekels, l’un des niveaux les plus élevés depuis des dizaines d’années et près de 15 % supérieur à son prix d’avant-guerre.
Le prix a légèrement reculé en juin, tandis que la consommation a grimpé à 299 000 tonnes, soit le deuxième niveau le plus élevé jamais enregistré pour ce mois, uniquement dépassé par celui de juin 2023.
Ce niveau de prix, porté à 8,09 shekels le litre en août, reflète la hausse du coût du carburant provoquée par la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran, qui a fortement ébranlé les marchés mondiaux de l’énergie. Selon les données du ministère de l’Énergie, chargé de fixer les prix réglementés des carburants, le coût des livraisons de produits pétroliers raffinés vers la région a augmenté de plus de 50 % entre mars et avril.
Le rapport du ministère, qui ne couvrait pas encore les mois de juillet et d’août, incluait également la consommation palestinienne de carburant acheté auprès de fournisseurs israéliens. Depuis trois semaines, les Palestiniens de Cisjordanie sont confrontés à une pénurie de carburant sur l’ensemble du territoire, bien que les responsables de l’Autorité palestinienne (AP) affirment que cette situation est liée à des accords économiques et ne reflète ni une baisse des volumes d’essence achetés à Israël ni un ralentissement de la demande.
L’évolution de la demande reflète celle observée l’an dernier, lorsque la consommation avait brutalement chuté à l’entrée en guerre d’Israël en juin, avant de rebondir au-delà des niveaux d’avant-guerre dans les mois qui ont suivi. À la différence de cette année, les prix étaient toutefois restés stables.
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