Marjorie Taylor Greene accuse Trump de privilégier les intérêts israéliens
La membre du parti républicain estime que le président ne défend plus la politique "America First"
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Dans une interview accordée à l’émission « 60 Minutes », la députée républicaine Marjorie Taylor Greene a présenté lundi sa rupture avec le président américain Donald Trump comme un désaccord sur la signification de ce que « l’Amérique d’abord » veut dire, accusant le président de privilégier les intérêts de l’establishment et les enjeux internationaux, notamment en faisant passer les besoins nationaux des États-Unis après ceux d’Israël.
« Pour un président America First, la priorité numéro un aurait dû être la politique intérieure, et ce n’était pas le cas », a déclaré Greene à la journaliste de CBS Lesley Stahl.
« Une fois que nous aurons réglé tous les problèmes ici, alors, très bien, nous parlerons au reste du monde. »
Elle affirme que Trump « a servi les intérêts d’Israël, allant même jusqu’à attaquer l’Iran », ajoutant à cela ce qu’elle appelle son service aux « grandes entreprises pharmaceutiques » et aux « donateurs cryptés ».
Sa critique de l’alignement de Trump sur les groupes pro-Israël est également sans détour.
Interrogée sur les raisons pour lesquelles elle s’opposait à la loi sur la sensibilisation à l’antisémitisme, qui oblige le département de l’Éducation à utiliser la définition de l’antisémitisme de l’International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA) lors des enquêtes sur les cas de discrimination dans les universités, Greene a répondu qu’elle avait déjà condamné l’antisémitisme par le passé.
« Depuis que je suis membre du Congrès, nous avons adopté plusieurs résolutions qui dénoncent constamment l’antisémitisme. J’ai déjà voté à plusieurs reprises pour dénoncer l’antisémitisme », a-t-elle expliqué.
« Cela devient un exercice qu’ils imposent au Congrès, et j’en ai tout simplement eu assez », une remarque qui semble faire allusion aux lobbyistes pro-Israël.
« La plupart des membres du Congrès acceptent les dons de l’AIPAC, mais pas moi », a-t-elle ajouté, faisant référence à l’important groupe de pression américain pro-Israël.
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