May Golan s’envole pour les États-Unis malgré les restrictions de voyage en temps de guerre
Un vol Israir ramenant des Israéliens de Dubaï atterrit à Aqaba, en Jordanie
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La ministre de l’Égalité May Golan (Likud) s’est envolée pour les États-Unis en pleine guerre contre la République islamique d’Iran afin de participer à un événement organisé par les Nations unies à l’occasion de la Journée de la Femme.
Le journaliste du quotidien Haaretz, Uri Misgav, a partagé une photo de la ministre à bord d’un vol El Al à destination de New York, lundi matin, soulignant qu’elle voyageait en classe affaires, alors que de nombreux Israéliens et visiteurs étrangers ont du mal à quitter le pays en raison de la forte réduction de l’activité aéroportuaire causée par les frappes de missiles balistiques iraniens.
L’espace aérien du pays a été fermé samedi 28 février, lorsque Israël et les États-Unis ont frappé l’Iran et la République islamique et que cette dernière a riposté par des salves de missiles. À la suite de cette attaque, l’ambassadeur américain Mike Huckabee a conseillé aux citoyens américains présents en Israël qui souhaitaient quitter le pays de le faire via l’Égypte, soulignant les « options limitées » pour sortir du pays.
Dimanche, plusieurs centaines de passagers ont pu quitter Israël, l’aéroport Ben Gurion ayant rouvert partiellement aux vols sortants pour la première fois depuis le début de la guerre. Cependant, les options de transport aérien restent très limitées, seuls deux avions à fuselage étroit étant autorisés à décoller par heure, chacun ne pouvant transporter que 70 à 100 passagers.
Dans un message publié sur le réseau social X, le député de l’opposition Vladimir Beliak (Yesh Atid) a critiqué Golan pour avoir pris l’avion « avec toute son équipe, en temps de guerre, pour se rendre aux États-Unis afin de s’exprimer devant l’ONU », alors que son budget est réduit et que de nombreuses personnes dont son ministère a la charge « se sentent abandonnées ».
Golan fait actuellement l’objet d’une enquête policière pour suspicion d’acceptation de pots-de-vin dans des circonstances aggravantes et d’obtention d’avantages indus.
La compagnie aérienne israélienne Israir a de son côté déclaré avoir effectué un troisième vol pendant la nuit de dimanche à lundi pour rapatrier ses clients bloqués à Dubaï depuis le début de la guerre.
Le vol, qui transportait 170 passagers, a décollé de Dubaï dimanche soir et a atterri à l’aéroport d’Aqaba, en Jordanie. À l’atterrissage, Israir a fourni de la nourriture et des boissons aux passagers, ainsi que le transport jusqu’au poste-frontière jordanien.
La compagnie a également proposé son aide pour les formalités de visa et a contribué à la prolongation des heures d’ouverture du poste-frontière.
Après avoir traversé la frontière vers le côté israélien, les passagers ont été transférés vers des navettes fournies par l’Autorité aéroportuaire israélienne (IAA) et le ministère des Transports, qui les ont conduits vers plusieurs points centraux à travers le pays.
Israir assurera un autre vol sur cette ligne, avec 150 passagers, lundi.
Au cours du week-end, la compagnie a assuré deux vols spéciaux avec 310 clients israéliens, décollant de l’aéroport international de Sharjah, situé à environ 50 minutes de Dubaï, pour atterrir à Aqaba. De là, les passagers ont été transférés au poste-frontière terrestre en Jordanie, puis ont traversé la frontière pour rentrer au pays.
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