MedEx France 2026 : Israël cherche à attirer les médecins européens
Le 3 mai, Paris a accueilli la 3e édition du salon MedEx, organisé par l’association Nefesh B’Nefesh en collaboration avec plusieurs ministères israéliens
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Face à une pénurie critique de médecins que beaucoup constatent sur le terrain, Israël déploie une stratégie de recrutement internationale ambitieuse. C’est dans ce cadre que le salon MedEx France 2026, qui vient d’avoir lieu à Paris, s’inscrit.
Organisé par l’organisation Nefesh B’Nefesh, en partenariat étroit avec le ministère de l’Alyah et de l’Intégration, le ministère de la Santé, et le ministère du Néguev, de la Galilée et de la Résilience nationale, l’événement a attiré des centaines de professionnels de santé venus de France, mais aussi de Belgique et d’Allemagne.
Pour l’Etat d’Israël, l’enjeu est de taille : attirer pas moins de 2 000 nouveaux médecins sur une période de cinq ans. Un effort majeur qui vise à renforcer en particulier les infrastructures de santé dans les zones périphériques, notamment le nord et le sud du pays.
Depuis le lancement de cette initiative, il y a environ deux ans, plus de 1 100 médecins ont déjà fait leur alyah.
L’innovation MedEx
Le MedEx se présente comme le bras opérationnel du International Medical Aliyah Program (IMAP), un programme conçu pour lever les obstacles bureaucratiques qui, par le passé, décourageaient de nombreux praticiens.
En un lieu unique, les candidats peuvent entamer la reconnaissance de leurs diplômes, passer des entretiens d’embauche avec des établissements majeurs tels que les hôpitaux Ichilov, Soroka, Shaare Tzedek ou les centres médicaux Tzafon, et recevoir des conseils personnalisés sur la relocalisation et les subventions disponibles.
Dimanche, 50 demandes de conversion de licence médicale ont été déposées auprès du ministère de la Santé.
Le ministre de l’Alyah et de l’Intégration, Ofir Sofer, a souligné l’importance de cet engagement : « C’est la troisième année que nous avons le privilège, avec nos partenaires, de faire venir des centaines de médecins en Israël. Leur contribution au système de santé israélien, en particulier dans le Néguev et en Galilée, est immense, tout comme leur engagement personnel. Ils choisissent de faire leur alyah en cette période, et apportent une contribution unique, malgré les difficultés que cela implique car le parcours d’intégration est en soi un véritable défi. »
Le cap de la langue : L’examen YAEL s’invite à Paris
L’une des innovations majeures de l’édition 2026 du MedEx a résidé dans l’anticipation des barrières linguistiques avec, pour la première fois, en collaboration avec le Centre National des Évaluations, la possibilité pour les participants de passer l’examen YAEL (hébreu académique) directement sur le site de l’événement.
Une opportunité présentée comme stratégique par les organisateurs qui ont précisé qu’à partir de 2027, le ministère de la Santé pourrait exiger un niveau intermédiaire d’hébreu pour l’obtention de la licence d’exercice.
Ils ont ajouté qu’en permettant aux médecins de valider cette compétence en amont, le programme IMAP réduit l’incertitude et accélère l’entrée en fonction des praticiens une fois arrivés en Israël.
Pour de nombreux candidats, la barrière de la langue est souvent perçue comme l’obstacle final ; le MedEx a donc tenu à transformer ce défi en une étape planifiée et accessible.
Un moteur pour le Néguev et la Galilée
L’aspect géographique de cette immigration est au centre des préoccupations gouvernementales. Le ministre du Néguev, de la Galilée et de la Résilience nationale, Yitzhak Wasserlauf, a rappelé le besoin impérieux de personnel médical d’excellence dans des villes comme Safed, Metula, Kiryat Shmona, Beer-Sheva et Dimona. Selon lui, cette initiative allie « le sionisme à l’action concrète », renforçant non seulement la sécurité sanitaire mais aussi la résilience nationale globale.
Le président de l’Agence juive pour Israël, le général de division (réserve) Doron Almog, partage cet avis et voit dans l’arrivée de ces professionnels une expression de la solidarité du peuple juif. Il souligne que ces médecins ne rapportent pas seulement une expertise, mais aussi une « foi profonde dans l’avenir d’Israël ».
Les chiffres confirment cet engouement croissant, particulièrement en France : 57 médecins français ont immigré en 2025, soit plus du double de 2024 où ils étaient 25.
Préparer la relève : Les étudiants en première ligne
Les organisateurs du MedEx tiennent à dire que leur salon ne s’adresse pas uniquement aux praticiens chevronnés et explique qu’environ 10 % des participants ce 3 mai étaient des étudiants en médecine en fin de cursus et qui veulent commencer leur carrière en Israël.
En les intégrant tôt dans le processus, Nefesh B’Nefesh dit préparer la prochaine génération du système de santé israélien. De futurs médecins israéliens qui ont pu découvrir des opportunités d’emploi souvent méconnues et les dispositifs de soutien financier mis en place par le gouvernement d’Israël pour faciliter leur future installation.
la Communauté du Times of Israël !







