Mladenov : les médiateurs à Gaza disposent d’un « cadre pour la reconstruction », mais le Hamas doit désarmer
L'envoyé du Conseil de paix a affirmé que la reconstruction nécessitait un "désarmement complet" du groupe terroriste - qui dit vouloir attendre l’issue de la guerre contre l'Iran pour donner suite à la proposition qui lui est soumise
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Nickolay Mladenov, l’ancien diplomate de l’ONU qui est chargé de mettre en œuvre le plan du président américain Donald Trump pour la bande de Gaza dans l’après-guerre, a expliqué jeudi que les pays médiateurs du cessez-le-feu s’étaient mis d’accord sur un « cadre » visant à reconstruire l’enclave côtière, mais que le Hamas devait être désarmé.
Mladenov a écrit dans un message qui a été publié sur X que les États-Unis, le Qatar et l’Égypte s’étaient tous mis d’accord sur un « cadre » susceptible de « débloquer la reconstruction, de redonner vie aux communautés et de nous rapprocher de l’unité et d’une solution négociée de la question palestinienne ».
« Il est désormais sur la table », a-t-il affirmé.
Il a toutefois déclaré que la mise en œuvre de ce cadre « nécessite un choix clair : le désarmement complet du Hamas et de tous les groupes armés, sans exception ».
Un haut responsable américain a déclaré à NPR que les médiateurs avaient remis au Hamas – qui reste le gouvernement de facto d’environ la moitié de la bande de Gaza, même après les deux années de la guerre qui avait été déclenchée par le pogrom commis par le groupe terroriste dans le sud d’Israël, le 7 octobre – une proposition formelle en ce sens au Caire, la semaine dernière.
Le Hamas a été invité à donner sa réponse à cette proposition dans un délai d’environ une semaine.
Un responsable du Hamas a toutefois expliqué à la chaîne publique américaine que le groupe attendait de voir l’issue de la guerre en cours entre les États-Unis et Israël contre le régime iranien – qui est un soutien majeur du groupe terroriste et de ses alliés – avant de répondre.
Des informations qui ont été rendues publiques au début du mois ont laissé entendre que les négociations sur le désarmement, l’amnistie et d’autres questions avaient été suspendues avec le déclenchement de la guerre.
L’optimisme dont continue à faire preuve Mladenov – dont le titre officiel au sein du Conseil de paix de Trump est celui de Haut Représentant pour Gaza – s’est manifesté malgré le renforcement de l’emprise du Hamas sur l’enclave, ces dernières semaines.
L’accord de cessez-le-feu qui avait été conclu au mois d’octobre 2025 avait en grande partie mis fin à deux ans d’un conflit qui avait été déclenché par l’attaque sanglante lancée par les hommes armés du Hamas contre Israël en 2023 – et la première phase de la trêve a permis la libération de tous les otages qui se trouvaient encore dans les geôles du groupe terroriste, en échange de la libération par Israël de milliers de prisonniers et de détenus palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité nationale.
Des Gazaouis qui se sont entretenus avec The Times of Israel, ces derniers jours, ont témoigné de la présence accrue du régime terroriste dans la bande de Gaza ces dernières semaines, imposant un contrôle des prix, gérant la distribution des marchandises arrivant de l’extérieur de la bande de Gaza, et semblant intimider certains résidents qui s’étaient auparavant exprimés en donnant leur nom aux médias internationaux, mais qui insistent désormais pour conserver l’anonymat.
Dans le cadre du cessez-le-feu, la gouvernance civile de Gaza, jusqu’à présent entre les mains du Hamas, doit être transférée à un comité de technocrates palestiniens opérant sous l’égide du Conseil de paix de Trump.
Cependant, la majorité des membres du comité vivent en dehors de Gaza et ils n’ont pas pu entrer dans la bande. Selon les médias, Israël les empêcherait d’entrer.
Selon le plan Trump, le gouvernement technocratique serait soutenu par une Force internationale de stabilisation temporaire qui travaillerait aux côtés d’une « force de police palestinienne nouvellement formée et contrôlée ».
L’instance technocratique a annoncé le mois dernier qu’elle ouvrait les candidatures pour des « candidats qualifiés » souhaitant servir au sein d’une « force de police de transition » qui serait déployée dans la bande de Gaza, mais aucune force de ce type n’a encore été mise en place.
Nurit Yohanan a contribué à cet article.
la Communauté du Times of Israël !







