Monument aux déportés saccagé dans l’Aisne: deux mineurs jugés le 2 décembre
La circonstance aggravante liée au "caractère discriminatoire" n'a pas été retenue, car les mis en cause semblaient ignorer la "dimension symbolique" du monument et étaient par ailleurs très alcoolisés
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Les deux mineurs soupçonnés d’avoir détruit dimanche une stèle en mémoire de déportés dans l’Aisne ont reconnu les faits en garde à vue, et seront jugés le 2 décembre devant un tribunal pour enfants, annonce jeudi le parquet de Soissons.
Tous deux âgés de 17 ans, ils seront jugés pour « violation d’un monument édifié à la mémoire des morts » et « vol de bien culturel en réunion », précise le parquet dans un communiqué.
La circonstance aggravante relative au « caractère discriminatoire » n’a pas été retenue, car les mis en cause, interpellés mercredi, semblaient ignorer la « dimension symbolique » du monument et étaient par ailleurs très alcoolisés au moment des faits, explique encore le parquet.
En attendant leur procès, le juge des enfants a prononcé pour chacun une mesure éducative provisoire comprenant un « module de réparation » et une interdiction de circuler sur la voie publique sans représentant légal entre 22H00 et 06H00.
Le parquet de Soissons a requis que la mesure de réparation soit effectuée « au sein d’une association en lien avec l’Histoire, le devoir de mémoire et les valeurs de la République ».
Le monument vandalisé avait été inauguré à l’été 2024 à Montigny-Lengrain en hommage aux déportés du convoi 7909, un « train de la mort » parti de Compiègne (Oise) en juillet 1944 à destination du camp de concentration nazi de Dachau (sud de l’Allemagne) et passé par l’Aisne.
Ce train transportait plus de 2 000 prisonniers, notamment des résistants ainsi que des personnes arrêtées par les nazis lors de rafles de représailles. Plusieurs centaines ont péri lors du trajet, à cause de la chaleur, de la soif et d’une promiscuité extrême dans ces wagons à bestiaux.
La préfète de l’Aisne, Fanny Anor, a assuré mercredi que la stèle en leur mémoire serait rapidement reconstruite.
la Communauté du Times of Israël !







