Municipales : Retailleau dénonce 112 « accords de la honte » entre la gauche et LFI
"C'est une bande de tartuffes", a dénoncé le patron de LR et candidat à la présidentielle à propos de dirigeants de gauche dont il fustige "l'incroyable hypocrisie"
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Le président des Républicains (LR) Bruno Retailleau a dénoncé jeudi 112 « accords de la honte » au premier tour des municipales entre le parti d’extrême-gauche La France insoumise (LFI) et les autres formations de gauche, traitant leurs dirigeants de « bande de tartuffes », tandis que le Parti Socialiste (PS) a répliqué en dénonçant ceux entre la droite et l’extrême-droite.
« Je suis venu au Blanc-Mesnil (93) dénoncer ce que j’appelle les accords de la honte », a affirmé l’ancien ministre de l’Intérieur lors d’une conférence de presse aux côtés de Thierry Meignen, la tête de liste de la droite dans cette commune qui affirme affronter « deux listes d’extrême-gauche qui revendiquent le logo LFI ».
Selon le décompte présenté par Retailleau, il existe 112 communes « dans lesquelles des accords ont lieu au premier tour entre LFI et au moins un des trois autres principaux partis de gauche », soit les socialistes, les écologistes et les communistes.
Dans le détail, 44 accords rassemblent les quatre formations, dont plusieurs préfectures comme Chartres, Beauvais ou Niort.
« C’est une bande de tartuffes », a dénoncé le patron de LR et candidat à la présidentielle à propos de dirigeants de gauche dont il fustige « l’incroyable hypocrisie », tout en les appelant à « clarifier leur position ».
Outre les accords dénoncés, Retailleau redoute des rapprochements au second tour, notamment à Marseille où, selon lui, le maire sortant proche des socialistes Benoît Payan « a d’ores et déjà tendu la main » au LFI Sébastien Delogu.
Il a d’ailleurs conseillé à la candidate de la droite LR Martine Vassal, distancée dans les sondages, de se maintenir au second tour.
Avant même la conférence de presse, le secrétaire général du PS Pierre Jouvet a contre-attaqué en traitant Retailleau de « menteur » mercredi sur Public Sénat.
« Dans les quelques exemples que la presse essaye de faire mousser, où ils dressent soi-disant des accords entre le PS et France insoumise, ce sont des listes citoyennes (et locales) qui n’ont pas été validées par la direction nationale du PS », a-t-il expliqué, assurant disposer lui aussi d’une « liste de 15 pages » sur les accords entre LR et l’extrême-droite.
Jouvet a notamment cité l’exemple de Bourg-en-Bresse où des personnalités locales des Républicains figurent sur la liste de Benoît de Boysson (Reconquête).
Retailleau a rejeté cette critique : « Parlons-en de Bourg-en-Bresse, nous avons interdit l’utilisation de notre logo sur cette liste et nous avons refusé de les investir. »
Après les polémiques qui ont émaillé la campagne de LFI, le PS a semblé marquer cette semaine ses distances avec le parti antisémite de Jean-Luc Mélenchon en dénonçant « des caricatures complotistes et propos antisémites intolérables ».
En plus des 380 villes où elle conduit une liste, LFI dit être engagée dans 124 listes de gauche, conduites par des candidats sans étiquette, des Écologistes, des communistes, des partis d’outre-mer et, dans une demi-douzaine de cas par des socialistes.
Elle estime que les quatre partis de gauche sont réunis, le plus souvent dans des listes citoyennes, dans une cinquantaine de villes.
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