Negin, Reza, Sanam, Sara… nouveaux visages de victimes de la répression en Iran
Negin Ghadimi, 28 ans était diplômée en biotechnologie ; Reza Eskandarpour, 37 ans, était menuisier ; Sara Behboodi, 45 ans, avait gravi de nombreux sommets iraniens et Sanam Pourbabayi était professeure de violon
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Negin était diplômée en biotechnologie, Reza était menuisier et Sara avait gravi de nombreux sommets iraniens.
Comme des milliers d’autres personnes, dont de nombreux jeunes hommes, ces trois Iraniens ont été tués par les forces de sécurité, selon des ONG de défense des droits humains, lors de la répression des manifestations qui ont secoué l’Iran.
Negin, 28 ans, diplômée en biotechnologie
Originaire de Téhéran, Negin Ghadimi était une jeune femme « joyeuse » diplômée en ingénierie de biotechnologie, qui aimait la peinture et la natation, a indiqué une source proche de sa famille à l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, qui a analysé et vérifié son cas.
"Negin Ghadimi, 28 years old, was killed by shots fired by the dictatorial regime of the Islamic Republic on January 8.#IranMassacre#IranRevolution2026"#JavidShah pic.twitter.com/pipZt8g7vS
— آرتش۲ (@Aryammehr_2) January 17, 2026
Âgée de 28 ans, elle a été tuée lors d’un rassemblement à Tonekabon, dans la province de Mazandaran, et est morte dans les bras de son père.
Les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser la foule, a déclaré la source précédemment citée.
Negin Ghadimi et son père ont été séparés du reste de leur famille. Lorsqu’il lui a dit de chercher un endroit sûr, elle a répondu : « Pourquoi devrions-nous repartir ? De quoi as-tu peur ? »
« Elle a fait un pas en avant et a été immédiatement touchée par un tir à balle réelle », d’après IHR.
Elle n’est pas décédée sur le coup, mais a été transportée dans une maison située à proximité. Toutefois, elle n’a pas pu être conduite à l’hôpital, car les tirs se poursuivaient aux alentours.
Reza, 37 ans, menuisier
Reza Eskandarpour manifestait dans l’ouest de Téhéran le 8 janvier lorsqu’il a été tué en tentant de porter secours à un ami blessé par balle, a rapporté à l’IHR une source proche de sa famille.
Âgé de 37 ans et patron d’un atelier de menuiserie, il avait dit à sa famille qu’il risquait de ne pas revenir de la manifestation.
Alors qu’il tentait d’aider son ami, il a été atteint par six balles tirées depuis le toit d’un immeuble voisin.
Il a été enterré au cimetière Behesht Zahra de Téhéran, où se trouvaient des milliers de corps et où des familles scandaient des slogans antigouvernementaux, a raconté la source.
Selon elle, les agents de sécurité ont contraint ses proches à supprimer les images des obsèques de leurs téléphones portables.
Dans une dernière publication sur Instagram, il écrivait : « Le temps que la vie vienne jusqu’à nous, elle a été amputée, interdite, censurée, annulée, rendue coûteuse, transformée en guerre, transformée en meurtre. Quelle fin tragique ! »
Sara, 45 ans, alpiniste
Le groupe de défense des droits humains Hengaw, également basé en Norvège, a confirmé la mort d’au moins 33 femmes lors des manifestations.
À Rasht, dans le nord-ouest du pays, Sara Behboodi, alpiniste de 45 ans, est l’une d’entre elles.
Alpiniste, elle avait gravi des sommets importants en Iran.
Sara Behboodi, a protester and resident of Rasht, was killed on Friday night, January 9, 2026, by Islamic Republic security forces.
The 45-year-old was shot with live ammunition.#DigitalBlackoutIran https://t.co/vQ5fj2HFQf— نگینو (@neginyashmi) January 18, 2026
Des images obtenues par le média IranWire la montrent souriante, sous un grand soleil, coiffée d’un bonnet jaune vif assorti à sa veste, sur un sommet de la province de l’Azerbaïdjan oriental, à 3 700 mètres d’altitude.
Rasht, située près de la mer Caspienne, « a été l’un des principaux foyers de la contestation », selon l’IHR.
Sanam, violoniste
Français / Persan
Urgent | Exclusif
Une source informée m’a indiqué que Sanam Pourbabayi, née à Lahijan et âgée de 26 ans, a été tuée par une balle de guerre tirée directement par les forces répressives de la République islamique.
Soyons la voix du peuple iranien.
فوری |… pic.twitter.com/Rytb6qSkMY
— Nazila Maroofian|نازیلا معروفیان (@maroofian_n) January 20, 2026
Non loin de Rasht, à Lahijan, Sanam Pourbabayi, professeure de violon, a également été tuée, selon l’ONG Hengaw.
Une vidéo diffusée après sa mort la montre en train de jouer aux côtés d’un guitariste, un foulard noir tombant sur ses cheveux noirs.
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