Netanyahu répond aux « calomnies » proférées à l’encontre de sa femme et de son fils
Le Premier ministre accuse Yinon Magal et Amit Segal de "se joindre au chœur venimeux du mal" contre sa famille ; selon eux, Sara et Yaïr Netanyahu influencent la politique
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a publié mercredi soir une longue déclaration pour réagir à la vague de critiques récemment formulées à l’encontre de son épouse, Sara, et de son fils, Yaïr, par d’éminents commentateurs médiatiques de droite.
Les critiques contre Sara et Yaïr Netanyahu ont été formulées principalement par Yinon Magal, présentateur controversé de la Quatorzième chaîne, et par Amit Segal, analyste politique de la chaîne N12. Tous deux ont dénoncé l’ingérence présumée des proches du Premier ministre dans les affaires politiques, ainsi que la nomination controversée (et finalement infructueuse) de Yaïr à un poste très rémunérateur au sein du Congrès sioniste mondial.
« Depuis des années, les médias n’ont cessé de calomnier ma chère épouse Sara », a déclaré Netanyahu sur le réseau social X.
« Sara est une femme courageuse, le pilier de ma vie et de ma famille. C’est une véritable héroïne. »
Décrivant ses différents rôles et activités bénévoles, Netanyahu a fait l’éloge de son épouse pour son engagement dans la fonction publique, ajoutant qu’elle « m’aide énormément, ainsi que l’État d’Israël, lors des réunions avec les dirigeants mondiaux, qui reconnaissent ses capacités et sa sagesse exceptionnelles ».
« [Le président américain Donald] Trump la qualifie ‘d’arme secrète de Bibi’ », a-t-il poursuivi.
« Elle accomplit tout cela avec une profonde conviction et une loyauté sans faille envers les valeurs nationales, avec une force d’esprit incroyable », a ajouté Netanyahu.
« Cette force d’esprit est d’autant plus nécessaire qu’au cours des trente dernières années, elle a essuyé de manière systématique et cruelle d’innombrables calomnies et poursuites judiciaires fictives, dans le cadre d’une campagne continue visant à salir sa réputation, à manipuler l’opinion publique et à piétiner sa véritable identité. »
« Tout cela ne se produit que parce qu’elle est mon épouse. »
« Il en va de même pour mon fils Yaïr », a poursuivi Netanyahu.
« Il agit avec énergie, talent et engagement dans le cadre de la campagne de Diplomatie publique mondiale en faveur de l’État d’Israël. Il fait face à des attaques hostiles, mais continue de se battre pour la justice de notre cause, mû par un profond amour patriotique pour la Terre d’Israël, le peuple d’Israël et notre État. »
« Comme Sara, Yaïr est lui aussi sans cesse calomnié uniquement parce qu’il est le fils de la famille Netanyahu », a-t-il ajouté.
Le Premier ministre s’en est ensuite pris à Magal et Segal, les accusant de « se joindre aux attaques contre mon épouse et mon fils ».
« Je ne comprends pas leur obsession à vouloir leur nuire encore et encore », a-t-il déclaré.
« Sara et Yaïr ne se sont-ils pas déjà suffisamment fait calomnier pour que Yinon et Amit ressentent le besoin de se joindre au chœur venimeux du mal à leur encontre ? »
Netanyahu a ensuite souligné que « tout préjudice causé à ma famille, qui me donne la force et le soutien nécessaires pour continuer à diriger, est un préjudice causé à moi-même ».
« Assez avec les calomnies, la diffamation et les mensonges contre ma famille », a-t-il déclaré.
« Je suis fier de mon épouse et de mon fils qui se battent héroïquement en première ligne et restent inébranlables même lorsque le feu empoisonné les vise directement. »
En réponse, Segal a écrit sur son compte Telegram : « La question est de savoir qui dirige le pays en fin de compte. »
« Plus d’un million de citoyens ont voté six fois pour le Likud dirigé par Benjamin Netanyahu, et non par Yaïr. C’est aussi simple que cela », a ajouté Segal.
Les critiques concernant l’ingérence politique présumée de son épouse et de son fils persistent depuis des années, et ont repris de plus belle au début du mois après la publication d’un article selon lequel Yaïr aurait fait pression sur son père pour qu’il rejette la nomination d’Itai Ofir au poste de procureur général de l’armée, à la suite de la démission de la major-générale Yifat Tomer Yerushalmi.
Selon la chaîne N12, Yaïr aurait dit à son père qu’il s’agissait d’une « nomination au sein de la junte légale ».
Selon la chaîne, le fils du Premier ministre aurait invoqué plusieurs griefs à l’encontre d’Ofir, affirmant qu’il était membre d’un groupe philanthropique critiqué par les responsables gouvernementaux pour promouvoir des opinions « radicalement gauchistes », qu’il avait travaillé aux côtés de la procureure générale Gali Baharav-Miara, que le gouvernement cherche à destituer, et que son épouse, nommée juge par l’ancienne ministre de la Justice Ayelet Shaked, avait statué en faveur des manifestants menant les protestations de masse contre la refonte judiciaire du gouvernement.
Alors que Netanyahu soutenait lui-même cette nomination, Segal a critiqué Yaïr, affirmant qu’il ne devrait avoir aucune influence sur les nominations ou les politiques.
Magal s’est également joint à la conversation, déclarant : « Avec tout le respect que je dois à Yaïr et à Sara… Je leur suggère de cesser d’interférer dans la conduite de l’État d’Israël. Ce n’est pas une famille qui dirige l’État d’Israël. Je leur suggère d’arrêter d’empoisonner l’atmosphère et de créer une réalité virtuelle. »
Depuis des années, les médias rapportent que Sara Netanyahu a joué un rôle clé dans presque toutes les nominations et tous les remaniements politiques et de sécurité importants effectués par son époux, bien que le Premier ministre ait nié qu’elle ait été impliquée dans ces processus.
Yaïr Netanyahu, qui a passé la majeure partie des deux dernières années à Miami, en Floride, est surtout connu pour sa présence militante sur les réseaux sociaux et ses liens avec plusieurs personnalités et politiciens d’extrême droite européens et américains. Ces derniers mois, il a notamment critiqué le chef d’état-major de l’armée israélienne, qualifié le dirigeant du Qatar de « Hitler des temps modernes », accusé la gauche israélienne d’être responsable des grands incendies et critiqué le président français.
la Communauté du Times of Israël !







