Noga Erez jouera à Coachella malgré les critiques, la guerre et les vols annulés
La chanteuse israélienne et son compagnon, le musicien Ori Rousso, partagent quelques moments de leur vie sur la route, en attendant que les autres membres du groupe les rejoignent
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Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Les fans de la chanteuse indie israélienne Noga Erez le savent bien : rien, même pas les missiles iraniens, ne pourra empêcher l’artiste et son compagnon, le bassiste Ori Rousso, de monter sur la scène du festival de musique de Coachella, qui ouvrira ses portes le 10 avril à Indio, en Californie.
Récemment, dans un post Instagram intitulé « Épisode 1 », ou « Jouer à Coachella en tant qu’artiste internationale (venant d’un pays en guerre) », Erez a dévoilé une partie du périple qu’elle, Rousso et leur tout jeune enfant ont dû entreprendre pour rejoindre les États-Unis.
Une tâche qui s’est avérée particulièrement ardue, compte tenu des horaires de vols d’urgence au départ de Tel Aviv, ainsi que du boycott culturel dont font actuellement l’objet les artistes israéliens à l’échelle mondiale, du fait de la guerre à Gaza.
Après le pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023, Erez et Rousso ont continué à parcourir les États-Unis et l’Europe avec leur groupe, présentant leur son électro-pop à un public toujours plus nombreux.
Si Erez et Rousso ont dû faire face à des manifestations de haine anti-Israël pendant leur tournée, ils n’en ont guère parlé, exception faite de quelques publications sur les réseaux sociaux.
Dans l’une de ses stories Instagram, Erez a répondu avec humour à un commentaire antisémite publié peu après l’arrivée du couple aux États-Unis, la semaine dernière : « Salut la juive, tu es nulle ! » (sic).
« Je vais veiller à ce que ton concert à Coachella soit annulé. C’est déjà en discussion ! Rentre en Israël, tu n’es pas la bienvenue ici ! P.S. : Ta musique est pourrie », poursuivait le message.
En réponse, la jeune femme a, dans une vidéo, corrigé la grammaire de l’auteur avec ironie. « C’est ‘canceled’, avec ‘ed’ à la fin », répond-elle, face à la caméra, sur un ton pince-sans-rire.
En dépit des obstacles auxquels sont confrontés en permanence les artistes qui viennent d’un pays en guerre, Erez et Rousso ont su utiliser leur son unique pour faire passer leurs réflexions et opinions sur la politique israélienne et internationale, la société et le féminisme.
Erez interprète des textes à la fois intelligents et faciles à retenir, entièrement en anglais. Si son léger accent reste perceptible, il est difficile de deviner d’emblée d’où elle vient.
Sa musique, son style musical ou son apparence n’ont rien de particulièrement israélien : elle se produit souvent sur scène avec sa longue chevelure brune lisse relevée en un chignon branché, et vêtue de tenues élégantes, parfois amples.
Erez, qui est mince et longiligne et qui affectionne les chemises impeccables et les shorts baggy sur mesure, a d’ailleurs fait la couverture du numéro de mars 2026 de l’édition tchèque de Harper’s Bazaar.
Pour le moment, Erez et Rousso, qui attendent toujours l’arrivée de leur équipe israélienne aux États-Unis, ont pour leur part repris les répétitions des chansons de leur nouvel album, qui seront en partie dévoilées et interprétées à Coachella et lors d’autres concerts locaux.
la Communauté du Times of Israël !







