Observant une manifestation anti-Israël à Paris, l’UEJF et son président exclus par la police
« La police, au lieu d’arrêter les manifestants, a au contraire décidé de nous mettre sur le côté et de nous faire un contrôle, » a déploré Yossef Murciano
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Ce lundi 18 mai en début de soirée, sur la place du Châtelet à Paris, un groupe de manifestants pro-Palestiniens et de militants d’extrême-gauche, manifestent bruyamment en soutien à Teba Nezar dont le procès a lieu ce mardi 19 mai.
Teba Nezar, étudiante au sein de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, avait retiré en septembre 2025 volontairement des étudiants juifs d’un groupe WhatsApp de l’université « en raison de leur supposé sionisme » ou « prétendue appartenance religieuse ».
Teba Nezar n’avait pas été sanctionnée par la section disciplinaire de la fac, avait indiqué en février dernier le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste, tout en précisant que l’appel interjeté par l’établissement d’enseignement supérieur serait jugé au tribunal administratif du 17e arrondissement de Paris.
Yossef Murciano, le président de l’Union des Étudiants Juifs de France (UEJF), qui passait lundi soir avec une petite poignée de militants de l’UEJF sur la place du Châtelet, observait silencieusement cette manifestation, quand « au bout de quelques minutes après notre arrivée on s’est fait encercler, casser les téléphones, bousculer, empêcher de discuter, de rester à l’endroit où nous étions… », dit-il sur une vidéo publiée sur le compte Instagram de l’UEJF.
Les images donnent à voir un échange musclé entre Yossef Murciano et un militant propalestinien, le président de l’UEJF affirmant : « Si, si, j’ai le droit d’être là » et le manifestant lui répondant « non, la Police a dit que vous n’aviez pas le droit d’être là ».
Yossef Murciano poursuit, images à l’appui : « La police, au lieu d’arrêter les manifestants, a au contraire décidé de nous mettre sur le côté et de nous faire un contrôle ». Selon les images, cela se fait d’ailleurs de manière assez brutale.
La vidéo s’achève sous une salve d’images et de slogans scandés lors de la manifestation, de « Sionistes, violeurs, assassins » à « Génocidaires, hors de nos facs » en passant par « Palestine vivra, Palestine vaincra », « Vive la lutte armée du peuple palestinien » et « première, deuxième, troisième intifada ». La foule est composée de jeunes en keffieh munis de drapeaux palestiniens mais aussi de beaucoup moins jeunes, eux munis de drapeaux rouges en référence aux mouvements marxiste et révolutionnaire.
Nous n’avons pas trouvé de trace d’autorisation de cette manifestation sur le site du ministère de l’Intérieur français.
L’UEJF appelle à manifester ce mardi à midi devant le Tribunal judiciaire de Paris en soutien aux victimes.
Le Parlement français a adopté en juillet une proposition de loi portée par les sénateurs Pierre-Antoine Lévi et Bernard Fialaire visant à lutter contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur, qui prévoit des mesures en matière de sensibilisation et de sanctions disciplinaires et rend obligatoire la désignation au sein de chaque établissement d’un « référent » dédié. Cette loi est entrée en vigueur le 1er mai dernier.
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