Oman et l’Iran vont étudier les coûts de gestion du détroit d’Ormuz
L'Iran compte facturer à terme des droits de redevance sur Ormuz qui, a assuré le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ne reviendra pas à la situation d'avant-guerre
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Oman et l’Iran vont se pencher sur les coûts de la future gestion du détroit d’Ormuz, selon un communiqué conjoint qui évoque leur « souveraineté » sur cette voie maritime stratégique verrouillée par Téhéran pendant la guerre.
Les deux pays, « en tant qu’États riverains, ont réaffirmé leur engagement à maintenir un passage sécurisé à travers le détroit […] tout en soulignant leur souveraineté et leurs droits souverains sur leurs eaux territoriales », selon ce texte publié mardi à l’issue d’une visite à Mascate d’une délégation iranienne.
« La République islamique d’Iran et le Sultanat d’Oman, en tant qu’États riverains du détroit d’Ormuz, réaffirment leur engagement en faveur de la liberté de passage dans le détroit, conformément au droit international applicable, tout en soulignant leur souveraineté et leurs droits souverains sur leurs eaux territoriales dans le détroit d’Ormuz. Les deux parties ont abordé des questions relatives au détroit d’Ormuz, conformément aux dispositions du protocole d’accord d’Islamabad, » affirme le texte.
Ils ont convenu « de poursuivre leur dialogue sur cette question par le biais d’un groupe de travail conjoint entre les deux ministères des Affaires étrangères, afin de parvenir à un accord sur la future gestion de la navigation dans le détroit d’Ormuz, sur les services qui seront fournis à cet égard et sur les coûts qui y sont associés, conformément aux normes internationales. Dans ce contexte, ils ont également convenu d’engager des discussions avec les États riverains de la région, ainsi qu’avec toute autre partie concernée, » poursuit le communiqué.
« Tout accord concernant le détroit d’Ormuz doit respecter pleinement la souveraineté et les droits souverains des deux États riverains du détroit. »
« Le Sultanat d’Oman et la République islamique d’Iran ont réaffirmé leur engagement à faire en sorte que le détroit d’Ormuz reste une voie navigable sûre et ouverte à la navigation internationale. Les deux parties ont souligné l’importance de poursuivre leur coopération afin de promouvoir la sécurité maritime, la liberté de navigation et la stabilité régionale, » conclut le communiqué.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ont été reçus par le sultan Haïtham ben Tariq.
Le passage par Ormuz, où transite en temps normal 20% du pétrole et du GNL mondial, était libre de tout contrôle avant le déclenchement par les États-Unis et Israël le 28 février de la guerre contre l’Iran.
Le protocole d’accord, signé la semaine dernière par Washington et Téhéran, prévoit la réouverture du détroit sans frais. Mais l’Iran compte facturer à terme des droits de redevance sur Ormuz qui, a assuré Ghalibaf, ne reviendra pas à la situation d’avant-guerre.
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