Rechercher

Ormuz : L’Iran aurait tiré sur 2 navires commerciaux, dont un méthanier qatari

Les 2 navires ont été endommagés, mais sans faire de blessés ; la télé d'État iranienne confirme les attaques, sans les revendiquer ; Abbas Araghchi met en garde contre un échec des pourparlers après la nouvelle menace de Donald Trump

Des navires commerciaux, dans le détroit d’Ormuz, au large de Bandar Abbas, en Iran, le 30 juin 2026. (Crédit : Amirhosein Khorgooi/ISNA via AP)
Des navires commerciaux, dans le détroit d’Ormuz, au large de Bandar Abbas, en Iran, le 30 juin 2026. (Crédit : Amirhosein Khorgooi/ISNA via AP)

Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, aurait tiré au moins deux missiles sur des navires commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz dans la nuit de lundi à mardi, causant d’importants dégâts aux deux navires mais n’ayant fait aucune victime, ont rapporté Axios et le Wall Street Journal.

La télévision d’État iranienne a confirmé qu’un méthanier transportant du gaz fossile avait été attaqué au large des côtes d’Oman, dans le détroit d’Ormuz, après avoir ignoré les avertissements, et a laissé entendre que Téhéran était à l’origine de l’attaque, bien qu’aucune revendication officielle n’ait été formulée par la République islamique.

Téhéran a déclaré à plusieurs reprises que seule la route qu’il avait approuvée pour traverser le détroit était sûre et a été soupçonné d’avoir attaqué des navires ayant emprunté un autre itinéraire proche des côtes omanaises. Le commandement militaire conjoint iranien a averti jeudi que tous les pétroliers transitant par le détroit devaient emprunter la route qu’il avait désignée, et a déclaré que toute ingérence des forces américaines dans le détroit « entraînerait une réaction rapide et décisive ».

L’agence britannique des opérations commerciales maritimes (UKMTO) avait précédemment indiqué qu’un pétrolier avait été touché par un projectile non identifié sur son flanc bâbord alors qu’il naviguait vers le sud, à une quinzaine de kilomètres à l’est de Limah, en Oman, ce qui avait provoqué un incendie.

Selon le Wall Street Journal, l’un des navires attaqués semblait être l’Al Rekayyat, un méthanier appartenant à Nakilat, la branche maritime de l’industrie gazière qatarie, et géré par Nakilat. L’article précise que le navire a été touché à bâbord, dans la partie supérieure de la salle des machines.

Le navire se trouvait à l’embouchure du détroit, dans le golfe d’Oman, lorsqu’il a été attaqué, précise l’article.

Un autre navire marchand a également subi d’importants dégâts, mais n’a fait aucune victime, a rapporté Axios, citant un responsable américain.

Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) n’a pas encore répondu à la demande de commentaires de Reuters.

Ces événements surviennent après la fin, la semaine dernière, des pourparlers indirects entre les États-Unis et l’Iran, qui n’ont donné lieu à aucun signe public de progrès vers une paix durable, malgré un cessez-le-feu de 60 jours destiné à créer un espace pour la diplomatie, à la suite des frappes américaines et israéliennes qui ont déclenché la guerre.

Trump menace à nouveau de « finir le travail » ; le ministre iranien des Affaires étrangères fulmine

Le président américain Donald Trump a averti l’Iran, lundi à la Maison Blanche, que les États-Unis allaient soit « conclure un accord », soit « finir le travail ».

Il a également affirmé que l’Iran avait proposé des concessions lors des négociations sur le nucléaire, avant d’admettre que ces propositions n’étaient pas définitives.

« Nous avons obtenu des concessions, ils doivent désormais s’y tenir », a déclaré Trump aux journalistes dans le Bureau ovale. Il a insisté sur le fait que les États-Unis seraient autorisés à extraire les stocks d’uranium hautement enrichi de l’Iran, même si Téhéran n’a jamais confirmé avoir donné son accord à ce sujet.

Le président américain a ensuite insisté sur le fait que l’objectif de la guerre n’avait jamais été de renverser le régime iranien, bien que, dès la première nuit de l’Opération « Fureur Épique », il ait appelé les Iraniens à renverser leur gouvernement une fois que la campagne de bombardements américano-israélienne aurait cessé.

Le président américain Donald Trump souriant après avoir sonné la cloche d’ouverture de la Bourse de New York et du Nasdaq, dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 6 juillet 2026. (Crédit : Mark Schiefelbein/AP)

« Nous sommes peut-être sur le point de conclure un accord… Je ne sais pas. D’une manière ou d’une autre, nous allons l’emporter. Soit nous conclurons un accord, soit nous irons jusqu’au bout », a répété Trump.

Aucune négociation n’est actuellement en cours entre les États-Unis et l’Iran, les deux parties ayant convenu de suspendre les pourparlers pendant la semaine des funérailles du guide suprême Ali Khamenei, récemment éliminé.

« Je préfère conclure un accord, car je ne veux pas nuire à 91 millions de personnes », a déclaré Trump, soulignant qu’il s’était abstenu de prendre pour cible une grande partie des infrastructures civiles iraniennes, mais qu’il pourrait décider de le faire si nécessaire.

« Nous pouvons détruire leurs ponts en une heure. Nous pouvons couper leur approvisionnement en énergie. »

À la suite du message de Trump, le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que les négociations visant à parvenir à un accord définitif entre Téhéran et Washington ne reprendront pas si les menaces américaines persistent.

« Les négociations sur l’accord définitif ne reprendront pas si les menaces persistent. Honorez votre signature », a écrit Abbas Araghchi dans un message publié sur le réseau social X mardi matin.

Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohammad Baqer Zolqadr, a qualifié la menace de Trump de « délirante ».

« Les Iraniens ne sont pas habitués au langage des menaces. Parlez donc au peuple iranien avec respect, sinon nous répondrons dans un autre langage », a déclaré Zolqadr, dans des propos relayés par les médias d’État.

L’accord provisoire signé le mois dernier par l’Iran et les États-Unis les engage à s’abstenir de toute menace et de tout recours à la force l’un contre l’autre.

Fin février, les États-Unis et Israël ont lancé une guerre contre le régime iranien dans le but de déstabiliser ses dirigeants et de détruire ses programmes de missiles balistiques et nucléaires. Les combats ont été interrompus par un cessez-le-feu le 8 avril et les deux pays mènent actuellement des pourparlers de paix sur la base du protocole d’accord conclu le mois dernier.

Israël n’est ni partie prenante au protocole d’accord ni aux pourparlers, et les responsables israéliens ont critiqué ce mémorandum, estimant qu’il n’obtenait pas de concessions concrètes de la part de l’Iran concernant son programme nucléaire.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.