Paris : 47 gardes à vue en marge de manifestations d’ultradroite et antifasciste interdites
Par ailleurs, 182 personnes ont été verbalisées pour non respect d'un arrêté d'interdiction
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Quarante-sept personnes ont été placées en garde à vue à Paris en marge d’une manifestation interdite d’un groupe d’ultradroite et de sa contre-manifestation antifasciste, également interdite, a appris l’AFP, dimanche, auprès de la préfecture de police.
Selon le dernier bilan établi par la PP, les forces de l’ordre ont procédé à 98 interpellations, dont quarante-sept gardes à vue, de militants d’ultradroite comme d’ultragauche, dans différents secteurs de la capitale.
Ces personnes ont été placées en garde à vue essentiellement pour participation à un groupement en vue de commettre des violences/dégradations, violences volontaires en réunion et port d’armes prohibées, a ajouté la préfecture de police (PP) de Paris.
Samedi soir, le parquet, sollicité par l’AFP, avait fait état de 43 personnes majeures et de trois mineures, dont deux non domiciliées à Paris.
Le parquet a également mentionné, entre autres, « outrage » et « dissimulation volontaire du visage, sans motif légitime, lors d’une manifestation sur la voie publique accompagnée de troubles à l’ordre public ».
Par ailleurs, 182 personnes ont été verbalisées pour non respect d’un arrêté d’interdiction, a précisé la PP.
« Des militants des deux mouvances ont tenté de se regrouper dans les rues de Paris avec l’objectif de se confronter mais en ont été empêchés », a-t-elle poursuivi, ajoutant qu’il n’y avait eu aucun blessé.
Une manifestation, à l’appel du Comité du 9-Mai, groupe classé à l’ultradroite, a été initialement interdite par la préfecture de police, ainsi que sa contre-manifestation antifasciste, intitulée « Pas de nazis dans Paris », également programmée samedi après-midi.
Saisis par le Comité du 9-Mai, le tribunal administratif puis le Conseil d’Etat ont confirmé l’interdiction, en raison du risque de trouble à l’ordre public que la manifestation pouvait engendrer.
Dans ses arguments, la préfecture de police avait invoqué la mort du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque à Lyon, en février, et souligné que, en 2025, plusieurs saluts nazis avaient été observés dans le cortège du Comité du 9-Mai.
Le Comité du 9-Mai manifeste tous les ans pour l’anniversaire de la mort d’un militant d’extrême droite, Sébastien Deyzieu, décédé accidentellement en 1994. Le jeune homme s’était réfugié sur le toit d’un immeuble de Paris pour échapper à la police avant de faire une chute mortelle.
L’année dernière, la manifestation avait été initialement interdite par la PP, mesure ensuite suspendue par le tribunal administratif. Un millier de militants d’ultradroite avaient défilé dans la capitale, la plupart le visage masqué et arborant des symboles associés à l’idéologie néonazie.
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