Pierre Lellouche accuse Dominique de Villepin d’antisémitisme, l’ex-Premier ministre dément
"Tu ne penses quand même pas qu’avec le nom que tu as, tu peux être ministre des Affaires étrangères", aurait dit Villepin à Lellouche
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Pierre Lellouche, ancien secrétaire d’État français, a accusé, lundi 9 mars, Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, d’avoir tenu à son égard des propos antisémites dans les années 1990 – une accusation que ce dernier a rejetée.
Invité de l’émission « L’Heure des Pros » sur la chaîne CNews, M. Lellouche a affirmé avoir été personnellement victime d’une remarque antisémite de Villepin lorsqu’il travaillait auprès du président Jacques Chirac. Selon lui, l’ancien secrétaire général de l’Élysée lui aurait déclaré à l’époque : « Tu ne penses quand même pas qu’avec le nom que tu as, tu peux être ministre des Affaires étrangères de la France. »
Pierre Lellouche, issu d’une famille juive française tunisienne, a été conseiller diplomatique de Chirac avant d’occuper plusieurs fonctions ministérielles. Il a qualifié les positions de Villepin de « mélenchonisme de droite » comportant « de l’antisémitisme ».
Quelques heures plus tard, Dominique de Villepin a contesté les accusations dans un message publié sur le réseau social X. L’ancien chef du gouvernement a assuré que la conversation évoquée par Lellouche « n’a jamais eu lieu » et que Jacques Chirac n’avait jamais envisagé de lui confier un poste à l’Élysée.
Villepin a également critiqué les déclarations de Lellouche sur CNews, les qualifiant de « totalement infondées ».
Depuis le 7-Octobre, Dominique de Villepin, critiqué pour sa proximité avec le Qatar, multiplie les interventions dans les médias pour dénoncer Israël.
Invité de l’émission « Quotidien » sur TF1 en novembre 2023, il a tenu des propos flirtant avec d’anciens poncifs antisémites, ce qui a provoqué de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Réagissant à un reportage rapportant notamment que l’actrice Melissa Barrera avait été écartée du casting du film américain « Scream VII » suite à des messages accusant Israël de « génocide et de nettoyage ethnique », l’ancien responsable politique français avait alors fustigé « en filigrane la domination financière sur les médias et le monde de l’art, de la musique, qui pèse lourd, parce qu’ils ne peuvent pas dire ce qu’ils pensent, tout simplement parce que sinon les contrats s’arrêtent immédiatement. On voit bien que la règle financière qui est imposée aujourd’hui aux États-Unis, dans la vie culturelle, pèse lourd. Malheureusement, on le voit aussi en France ».
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