Playtika supprime 15 % de ses effectifs et mise sur des équipes allégées appuyées par l’IA
Le développeur de jeux fondé en Israël va licencier environ 500 employés en Israël et à l’étranger afin d’investir dans de nouveaux jeux et de renforcer la densité de talents
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Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

Le développeur de jeux en ligne d’origine israélienne Playtika Holding Co a annoncé la suppression de 15 % de ses effectifs, soit environ 500 employés, dans le cadre d’une mesure de réduction des coûts visant à passer de grandes équipes à des structures plus légères s’appuyant sur l’intelligence artificielle (IA) et l’automatisation.
La société emploie plus de 3 000 personnes dans le monde, dont plus d’un tiers, soit 1 273 employés, sont basés en Israël, y compris au sein de sa direction. Playtika, qui dispose également de bureaux aux États-Unis, a indiqué qu’elle s’engageait à « fournir des indemnités de licenciement et un accompagnement » aux salariés concernés.
Dans une lettre adressée aux employés, Robert Antokol, cofondateur et PDG de Playtika, explique que l’entreprise traverse un changement fondamental de son modèle opérationnel, qu’il juge nécessaire pour « rester un leader sur un marché des jeux mobiles hautement concurrentiel ».
« Pendant des années, nous avons fonctionné avec une mentalité axée sur la croissance, en appliquant des modèles de ressources similaires à l’ensemble de notre portefeuille de jeux », a expliqué Antokol. « La réalité économique de notre secteur a changé. »
« Nous passons d’un fonctionnement à forte intensité de main-d’œuvre à des équipes rationalisées, soutenues par l’IA et l’automatisation », ajoute-t-il.
Dans le cadre de cette nouvelle stratégie, Playtika prévoit de tirer parti de l’IA « pour favoriser l’optimisation, la personnalisation et l’efficacité », tout en se concentrant sur « la fidélisation des meilleurs talents ».
« Une structure plus légère nous permettra d’offrir de meilleures rémunérations et des parcours professionnels plus clairs », souligne Antokol, ajoutant que les mesures de rationalisation libéreront des ressources qui pourront être investies dans de nouveaux jeux.
Fondée en 2010 et basée à Herzliya, Playtika a été une pionnière des jeux gratuits sur les réseaux sociaux et les plateformes mobiles. L’entreprise est à l’origine de titres populaires tels que Slotomania, House of Fun et Bingo Blitz. Le fabricant de jeux de casino et d’applications de poker et de solitaire fait face à un ralentissement généralisé du secteur, en particulier sur le marché du mobile, après le boom observé durant la pandémie.
En 2021, Playtika est entrée en bourse sur le Nasdaq avec une valorisation de 13 milliards de dollars. Au cours de l’année écoulée, l’action du groupe a perdu plus de la moitié de sa valeur, ramenant sa capitalisation boursière à 1,38 milliard de dollars.
Au cours des deux dernières années, Playtika a continué à investir en Israël avec l’acquisition de SuperPlay, une société basée à Tel Aviv, pour 1,95 milliard de dollars, ainsi que celle d’Innplay Labs, une start-up israélienne spécialisée dans le développement de jeux mobiles d’arcade et de puzzle animés, pour 300 millions de dollars.
Reuters a contribué à cet article.
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