Plus de 50 % des adultes israéliens sont en surpoids ou obèses – Knesset
La commission de la Santé demande un investissement immédiat de 100 à 200 M de NIS pour la prévention et le traitement et de promouvoir une loi limitant la pub pour les aliments nocifs entre autres
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Alors que 50 à 60 % des adultes israéliens sont désormais considérés comme étant en surpoids ou obèses, la députée Tsega Melaku, du Likud, qui est la présidente par intérim de la commission de la Santé de la Knesset, a appelé mercredi à un investissement immédiat de 100 à 200 millions de shekels qui seront destinés à la prévention et au traitement de l’obésité.
Au cours de l’audition, des députés et des responsables de la Santé ont expliqué que le manque d’investissement du gouvernement dans la prévention et dans le traitement de la maladie coûtait déjà 30 milliards de shekels par an à l’économie.
Le budget qui est actuellement consacré aux programmes de lutte contre l’obésité s’élève à 17 millions de shekels.
Les taux de l’obésité sont plus élevés au sein de la communauté arabe que chez les Juifs. Parmi les immigrants éthiopiens, les médecins ont constaté une augmentation spectaculaire des diagnostics de diabète, qui sont passés de 0,4 % en 1991 à 14 % aujourd’hui.
Alors que 18,8 % des élèves de CP sont classés en surpoids ou obèses, ce chiffre grimpe à 31,4 % en cinquième.
Les responsables ont indiqué que la forte hausse du surpoids était due au coût élevé des médicaments, à l’insuffisance des services de santé dans les régions périphériques du pays et dans les zones à faibles revenus, ainsi qu’au manque de supports éducatifs accessibles sur le plan linguistique et culturel en matière de prévention et de prise en charge de la maladie.
L’Organisation mondiale de la santé a fait savoir qu’en 2022, une personne sur huit dans le monde était en surpoids ou obèse. À l’échelle mondiale, l’obésité chez les adultes a plus que doublé depuis 1990 et chez les adolescents, elle a été multipliée par quatre.
Une enquête du ministère de la Santé qui avait été réalisée en 2022 avait révélé que le taux d’obésité et de surpoids en Israël était élevé par rapport au reste du monde.
Le surpoids ou l’obésité augmentent le risque de maladies cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux, de diabète de type 2 et de divers cancers.
Taxe sur le sucre
Le professeur Aron Troen, de l’Université hébraïque, s’est adressé à la commission au sujet de l’annulation par le ministre des Finances Bezalel Smotrich, au mois de février 2023, de la taxe sur le sucre que le gouvernement précédent avait introduite dans le cadre d’une campagne visant à réduire la consommation de boissons malsaines.
« Il y avait déjà des preuves que l’expérience fonctionnait, avec une réduction de 10 à 22 % de la consommation », a-t-il fait remarquer.
La Caisse de santé Maccabi « considère le traitement et la prévention de l’obésité comme un objectif stratégique », a dit Limor Tal Poni, diététicienne au sein de la Maccabi. Elle a précisé que la caisse investissait « des ressources importantes tant dans le traitement que dans la prévention ».
Elle a indiqué que la Maccabi avait d’ores et déjà mis en place huit dispensaires pour le traitement de l’obésité chez les adultes, deux cliniques spécialisées pour les adolescents, 20 cliniques pour les enfants, ainsi que des ateliers en présentiel et en ligne.
Par ailleurs, le président de l’Association pour les droits des patients, Shmulik Ben Yaakov, a averti que « l’obésité aggrave les inégalités sociales en Israël », ajoutant que « des obstacles économiques et bureaucratiques empêchent les habitants des zones périphériques de bénéficier d’un traitement de base ».
Il a souligné que l’obésité « n’est pas une question de choix personnel mais une maladie chronique reconnue », et il a indiqué que le coût élevé des traitements médicamenteux – en plus de la pénurie de dispensaires multidisciplinaires spécialisés dans le traitement de l’obésité en périphérie – « rend difficile l’accès aux soins pour de nombreux patients ».
Ben Yaakov a expliqué que l’association avait exhorté le gouvernement à adopter un plan national pluriannuel visant à examiner le financement des médicaments dans le cadre du panier de soins national, une mesure qui, selon lui, « réduirait les inégalités » et qui garantirait un traitement médical égal pour chaque citoyen souffrant d’obésité.
Lancement de campagnes de sensibilisation
Les responsables ont appelé le ministère de la Santé à s’efforcer de rendre les informations sur la prévention de l’obésité plus accessibles, à lancer une campagne de sensibilisation en direction du public sur l’importance de maintenir un mode de vie sain et à promouvoir une loi visant à limiter la publicité pour les aliments nocifs.
En outre, la commission a demandé au ministère d’inciter les organismes de santé à ouvrir des dispensaires supplémentaires pour traiter l’obésité en périphérie. Elle a également appelé le ministère de la Santé et le ministère des Finances à promouvoir des mesures supplémentaires telles que la taxation des produits alimentaires nocifs tout en subventionnant les aliments sains.
« Il est impossible de parler d’égalité lorsque la santé dépend du niveau de revenu ou du lieu de résidence », a dit Melaku,la cheffe par intérim de la commission de la Santé de la Knesset.
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