Ran Gvili a pris soin de son pays, « maintenant, c’est au pays de le sauver », dit son père
"Il souffrait d'une fracture de l'épaule, mais il n'a pas hésité une seconde à se battre", a raconté Gvili. "C'est maintenant au tour de son pays de le sauver"
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Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Lors d’un rassemblement organisé sur la place des Otages vendredi après-midi pour commémorer Ran Gvili, le dernier otage décédé encore à Gaza, son père, Itzik Gvili, a remercié les centaines de personnes présentes.
Gvili, dont le fils servait comme sergent-chef dans la police, a salué les policiers présents dans la foule tout en évoquant Ran, parti combattre les terroristes au kibboutz Alumim le 7-Octobre avec une épaule cassée.
« Il souffrait d’une fracture de l’épaule, mais il n’a pas hésité une seconde à se battre », a raconté Gvili. « Tout comme il est parti pour défendre son pays, c’est maintenant au tour de son pays de le sauver. »
Gvili a rappelé que sa famille n’est pas politisée, et que Ran, que ses proches appellent Rani, ne l’était pas non plus. « Tous les hommes sont égaux à nos yeux », a-t-il it. « Croyez ce que vous voulez, nous vous aimons tous. »
Ruby Chen, père endeuillé du soldat tombé au combat Itay Chen, a également pris la parole durant ce rassemblement sur la place des Otages.
« Cela fait 798 jours. Dimanche, cela fera 800 jours », a déclaré Chen. « Je me souviens du 100e jour, avec le rassemblement de 24 heures. Nous avions dit que nous n’atteindrions pas le 200e jour. Et très certainement pas au-delà. »
Chen a appelé à la création d’une commission d’enquête indépendante et apolitique, assurant en outre que ‘tout le monde veut’ une loi sur la conscription qui englobe « tous ceux qui se trouvent sous la civière, partageant le fardeau ».
« J’exhorte nos politiciens à se souvenir comment tout le monde a combattu côte à côte le 7-Octobre, tout comme les Hasmonéens l’avaient fait à l’époque », a souligné Chen, faisant référence à l’histoire de la fête de Hanoukka, imminente.
L’otage libéré Eitan Horn était également présent à ce rassemblement, ainsi que Dani Miran, le père de l’otage libéré Omri Miran.
D’autres rassemblements auront lieu samedi soir à Meitar, la ville natale des Gvili, à Shaar Hanegev dans le sud, et à Carmei Gat, avec la communauté du kibboutz Nir Oz.
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