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Reconnaissance de la Palestine : des instances juives et des personnalités alertent Macron

Alors que le président va reconnaître un État palestinien lundi à l'ONU, une lettre l'appelle à affirmer "avec la même fermeté que cette reconnaissance ne prendra effet qu'après la libération des otages"

Le Grand rabbin de France Haïm Korsia, sur le plateau de BFMTV, le 10 janvier 2025. (Crédit : Capture d'écran BFMTV ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Le Grand rabbin de France Haïm Korsia, sur le plateau de BFMTV, le 10 janvier 2025. (Crédit : Capture d'écran BFMTV ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Des représentants d’instances juives, des artistes, des intellectuels et des entrepreneurs appellent Emmanuel Macron, dans une lettre ouverte publiée vendredi par Le Figaro, à conditionner la reconnaissance d’un État palestinien « à la libération des otages et au démantèlement du Hamas ».

« C’est à ce prix, et à ce prix seulement, que ce geste peut contribuer à la paix. Ce serait sinon une capitulation morale face au terrorisme », affirme cette lettre signée par Yonathan Arfi, président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), Elie Korchia, président du Consistoire central, Haïm Korsia, Grand rabbin de France, et Ariel Goldmann, président du FSJU (Fonds social juif unifié).

Alors qu’Emmanuel Macron s’apprête à reconnaître un État palestinien lundi à l’Assemblée générale des Nations unies, les signataires l’invitent « solennellement » à affirmer « avec la même fermeté » que cette reconnaissance ne prendra effet qu’après la libération des otages et le démantèlement du Hamas.

Israël est en guerre contre le Hamas depuis le 7 octobre 2023, date à laquelle quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut des communautés du sud d’Israël, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.

Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à détruire le groupe terroriste palestinien du Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages.

Le ministère de la santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, affirme que plus de 64 000 personnes ont été tuées ou sont présumées mortes dans les combats jusqu’à présent. Ce bilan, qui ne peut être vérifié et qui ne fait pas la distinction entre terroristes et civils, inclut les quelque 20 000 terroristes qu’Israël affirme avoir tués au combat et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza.

L’armée israélienne assure prendre « de nombreuses mesures » pour minimiser les atteintes aux civils et souligne que le groupe terroriste viole systématiquement le droit international et exploite brutalement les institutions civiles et la population comme bouclier humain pour ses activités de terrorisme, en combattant depuis des zones civiles, notamment des maisons, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.

Les signataires de la lettre, qui appellent « de toutes leurs forces à la paix au Proche-Orient », estiment que cette reconnaissance d’un État palestinien par Macron « n’aidera ni les civils palestiniens ni à la libération des otages ».

« Nous savons que ce n’est pas votre intention, mais une reconnaissance avant la réalisation des conditions que vous aviez énoncées serait revendiquée comme une victoire symbolique pour le Hamas, qui ne ferait qu’aggraver l’étau meurtrier qu’il impose aux Palestiniens », ajoute la lettre.

Parmi les signataires, on compte notamment les comédiens Yvan Attal, Charlotte Gainsbourg et Philippe Torreton, les philosophes Bernard-Henri Lévy et Raphaël Enthoven, l’animateur Arthur, le directeur de la Fondapol Dominique Reynié, l’économiste Alain Minc et le dessinateur Joann Sfar.

Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent toujours 48 otages, dont 47 des 251 personnes enlevées par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023.

Parmi eux, on compte au moins 26 personnes dont le décès a été confirmé par l’armée israélienne, et 20 seraient encore en vie. Les autorités israéliennes expriment de vives inquiétudes concernant le sort de deux autres personnes. Le Hamas détient également le corps d’un soldat de Tsahal tué à Gaza en 2014.

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