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Reza Pahlavi aspergé d’un liquide rouge après avoir dénoncé le cessez-le-feu

Un manifestant aurait été interpellé à Berlin pour avoir jeté ce qui a semblé être du jus de tomate sur le prince héritier iranien en exil -qui a été snobé par le gouvernement lors de sa visite

Reza Pahlavi, le fils en exil du shah d'Iran, salue ses partisans après qu'un agresseur lui a jeté un liquide rouge à la suite d'une conférence de presse à Berlin, en Allemagne, le 23 avril 2026. (Crédit: AP Photo/Markus Schreiber)
Reza Pahlavi, le fils en exil du shah d'Iran, salue ses partisans après qu'un agresseur lui a jeté un liquide rouge à la suite d'une conférence de presse à Berlin, en Allemagne, le 23 avril 2026. (Crédit: AP Photo/Markus Schreiber)

Un manifestant a jeté un liquide de couleur rouge sur le prince héritier iranien en exil Reza Pahlavi jeudi, après que le fils du shah déchu a exigé que les nations européennes aident les Iraniens qui luttent pour la démocratie, dénonçant également le cessez-le-feu conclu dans le cadre de la campagne de bombardements américano-israélienne qui a été menée contre la république islamique.

L’homme de 65 ans a été aspergé de liquide alors qu’il quittait le bâtiment de la conférence de presse fédérale allemande – où il avait été accueilli par certains de ses partisans mais aussi par des opposants acharnés. Un militant a été interpellé après avoir jeté ce qui a semblé être du jus de tomate sur Pahlavi, a dit la police.

Pahlavi, qui n’a pas paru être pas blessé par le liquide qui recouvrait l’arrière de son blazer et sa nuque, a salué ses sympathisants avant de monter dans une voiture, qui est rapidement partie.

La visite de Pahlavi à Berlin, où il a été snobé par le gouvernement allemand, est intervenue alors que les efforts visant à mettre un terme au conflit semblent être au point mort, l’Iran et les États-Unis maintenant tous les deux le blocus du détroit d’Ormuz, une voie de transit déterminante pour environ un cinquième du pétrole mondial.

Israël et les États-Unis avaient lancé leur guerre contre l’Iran, le 28 février, avec pour objectif de déstabiliser son régime et de détruire ses capacités en matière de missiles balistiques et nucléaires.

Un cessez-le-feu a été mis en vigueur le 8 avril.

S’adressant aux journalistes avant son agression, Pahlavi a indiqué que « tout le discours sur le cessez-le-feu et sur les négociations repose encore sur l’idée que… vous allez traiter avec des gens qui, soudainement, seraient devenus pragmatiques ».

« Ce n’est pas ce que je constate, » a-t-il ajouté. « Je ne dis pas qu’il ne faut pas donner une chance à la diplomatie, mais je pense qu’on lui en a déjà donné suffisamment ».

Les nouveaux dirigeants iraniens, après l’assassinat du Guide suprême Ali Khamenei au début de la guerre, sont « les différents visages d’une même machine » qui a « massacré des milliers de citoyens innocents » et qui menace l’Europe avec des missiles à longue portée, a poursuivi Pahlavi.

« Aucun accord ne résoudra cela. Aucune négociation ne résoudra cela. C’est dans leur ADN », a-t-il continué.

Il a également appelé les gouvernements européens qui sont restés en dehors de la guerre à « cesser d’apaiser le régime » et à prendre des mesures – qui pourraient aller de l’expulsion des ambassadeurs iraniens à une aide qui serait apportée aux citoyens iraniens pour accéder à Internet, qui est bloqué.

« Le monde libre va-t-il agir, ou assister au massacre en silence ? », s’est interrogé Pahlavi.

Les pays européens, dont l’Allemagne, ont exclu de se joindre à la guerre et ils se sont également montrés prudents s’agissant d’un soutien à apporter à Pahlavi, dans la mesure où il est difficile de dire de manière claire de quelle popularité il bénéficie réellement en Iran.

Selon un porte-parole à Berlin, le gouvernement allemand n’avait pas prévu de rencontrer Pahlavi – qui est venu en en Allemagne après avoir fait des escales en Suède et en Italie.

Plusieurs députés allemands devaient toutefois s’entretenir avec Pahlavi.

Des partisans du prince héritier iranien Reza Pahlavi se rassemblent devant le bâtiment de la conférence de presse fédérale à Berlin, en Allemagne, alors qu’il tient une conférence de presse à l’intérieur, le 23 avril 2026. (Crédit: AP Photo/Markus Schreiber)

Dans les propos qu’il a tenus jeudi, Pahlavi a estimé qu’il était regrettable que le gouvernement du chancelier Friedrich Merz ne lui ait pas proposé de rencontre lors de sa visite en Allemagne.

« Exercez vos prérogatives. En tant que démocraties, vous avez le droit de parler à qui vous voulez », a-t-il indiqué.

« En Iran, des dizaines de millions d’Iraniens ont scandé mon nom, et ils continuent de le faire », a affirmé Pahlavi lors de la conférence de presse, ajoutant que « la génération Z d’aujourd’hui en Iran est ma plus grande source de soutien ».

En ce qui concerne l’avenir, il a exprimé l’espoir d’un soulèvement populaire, déclarant que « la stratégie consiste en fin de compte à permettre au peuple de reprendre possession des rues ».

Sur cette capture d’écran d’une vidéo obtenue par l’AP hors d’Iran, un manifestant masqué tient une photo du prince héritier iranien Reza Pahlavi lors d’une manifestation à Téhéran, en Iran, le 9 janvier 2026. (Crédit : UGC via AP)

Pahlavi n’est pas retourné en Iran depuis que son père, Mohammad Reza, a été renversé lors de la révolution de 1979 qui a marqué l’avènement de la république islamique. Il a néanmoins expliqué à plusieurs reprises qu’il était prêt à assumer une transition si la république islamique venait à tomber lors de la guerre avec Israël et les États-Unis.

S’il est difficile de déterminer le niveau de soutien dont il bénéficie en Iran, il a su rallier un large public au sein de la diaspora iranienne et il a reçu quelques marques de soutien de la part des manifestants anti-régime iraniens qui ont été brutalement réprimés au mois de janvier.

Mais il ne représente qu’un des nombreux groupes de la diaspora iranienne, qui sont souvent en désaccord profond, et il n’est pas parvenu à obtenir la reconnaissance du président américain Donald Trump, qui n’a jamais officiellement rencontré Pahlavi et qui a exprimé à plusieurs reprises son scepticisme quant à sa capacité à diriger l’Iran.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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