Royaume-Uni: Une nouvelle loi pour lutter contre les proxys d’États hostiles, comme l’Iran
Ces nouvelles mesures qui entreront en vigueur le mois prochain s'inscrivent dans le sillage d'une vague d'attaques antisémites qui ont été commises à Londres
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Le Royaume-Uni a annoncé l’entrée en vigueur, le mois prochain, d’une loi visant à lutter contre les proxys opérant pour le compte d’États jugés hostiles, notamment l’Iran, dans le cadre d’un renforcement des capacités de lutte contre ce que le pays considère comme une menace accrue.
Ces nouvelles mesures s’inscrivent dans le sillage d’une vague d’attaques antisémites à Londres. Elles ont pour objectif de combler un vide juridique qui a permis à des organisations liées à des États de payer des groupes criminels organisés ou de petits délinquants pour qu’ils mènent des activités de surveillance, de sabotage ou d’autre nature en leur nom.
Ces derniers mois, de nombreux incendies criminels ont visé des sites liés à la communauté juive. La police a indiqué enquêter sur d’éventuels liens avec l’Iran. Des individus accusés d’espionnage ou d’avoir agi pour le compte d’organisations russes et chinoises ont par ailleurs été condamnés.
« Lorsqu’il est établi que des États étrangers se livrent à des activités qui menacent des vies ou sapent nos institutions démocratiques, nous devons veiller à ce que de telles actions aient des conséquences », a expliqué le Premier ministre britannique Keir Starmer dans un communiqué. « Nous ne tolèrerons pas que des entités hostiles paient d’autres criminels pour se livrer à des actes répréhensibles en leur nom. »
Le service du renseignement intérieur britannique, le MI5, a signalé une augmentation de 35 % des enquêtes sur les menaces émanant d’agents étatiques l’année dernière, parmi lesquelles figuraient 20 complots potentiellement meurtriers soutenus par l’Iran.
La Grande-Bretagne a accusé la Chine et la Russie, ainsi que l’Iran, de recourir à des intermédiaires. Ces trois pays ont rejeté ces accusations, estimant qu’il s’agissait de propagande.
Aux termes de la loi à venir, exprimer son soutien à des proxys désignés ou accepter de l’argent de leur part deviendra illégal et passible d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 14 ans.
La semaine dernière, un ressortissant irakien a nié toute implication dans plusieurs attaques qui avaient visé des intérêts américains et israéliens en Europe, et notamment dans certaines attaques récentes en Grande-Bretagne, lors de sa comparution devant un tribunal américain.
Il est accusé d’avoir ordonné à plusieurs personnes de commettre des attentats au nom de Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya (HAYI), une branche d’une milice soutenue par l’Iran, que les États-Unis considèrent comme une organisation terroriste contrôlée par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien.
Si de nombreux députés britanniques ont appelé à l’interdiction du CGRI, on ignore encore si celui-ci sera inclus dans le nouveau texte, qui ne devrait désigner qu’une dizaine d’entités, voire moins, au cours de la première année suivant son entrée en vigueur.
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