Saar: le vote de la Knesset contre l’État palestinien met fin à 30 ans de politique « incorrecte »
Le chef de Tikva Hadasha a aussi appelé Israël à "faire payer à l'Iran le prix de son agression" et à travailler avec ses alliés "pour mettre un terme au projet nucléaire iranien"
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

« L’ère des retraits, des concessions et de l’endiguement est révolue », déclare Gideon Saar, chef de Tikva Hadasha, à la suite du vote de la Knesset de la semaine dernière rejetant la création d’un État palestinien.
Saluant la fin de « 30 ans de politique et de sécurité incorrectes », Saar, dont le parti a coparrainé la mesure, insiste sur le fait que « nous ne permettrons pas un retour à cette politique [de deux États], quelle que soit la personne qui l’applique ».
S’adressant aux journalistes avant la réunion hebdomadaire de son parti à la Knesset, Saar a demandé au Premier ministre Benjamin Netanyahu de placer la question iranienne « en tête de l’ordre du jour lors de sa visite à Washington ».
Se félicitant de la frappe de samedi menée contre le port de Hodeida au Yémen, contrôlé par les Houthis, Saar a déclaré : « mieux vaut tard que jamais ».
Israël doit « faire payer à l’Iran le prix de son agression » et travailler avec ses alliés « pour mettre un terme au projet nucléaire iranien », a-t-il ajouté.
« Le régime iranien est à l’origine des problèmes du Moyen-Orient et son renversement est dans l’intérêt de la région, de l’Occident et de la communauté internationale », a poursuivi Saar, qui ajoute que « la lutte contre l’Iran et ses mandataires ne peut pas être simplement réactive ».
En ce qui concerne Gaza, Saar affirme qu’Israël ne doit pas céder dans la lutte contre le Hamas, car le conflit qui s’y déroule a des répercussions directes sur d’autres fronts.
Bien qu’il se soit opposé au désengagement de Gaza en 2005, Saar a indiqué qu’en l’absence d’un « large consensus national » sur la reprise des implantations, il ne peut soutenir les appels à restaurer des communautés israéliennes dans le territoire côtier.
Interrogé sur les récentes rencontres entre le chef d’Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, et l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, et sur la question de savoir s’il est engagé dans des négociations visant à créer un bloc de droite unifié, Saar a répondu ne pas avoir connaissance de telles négociations et douter de leur existence.
Il affirme également que, bien qu’il soit en contact avec des membres du Likud, il n’essaie pas de se débaucher des législateurs du parti au pouvoir qui ont récemment jeté le doute sur l’avenir de la coalition.
la Communauté du Times of Israël !







