Sécheresse: plus de la moitié de l’Europe et du pourtour méditerranéen affectés depuis avril
Les données de l'Observatoire européen de la sécheresse sont publiées alors qu'Israël est confronté à une vague de chaleur extrême qui devrait battre des records
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Plus de la moitié des sols d’Europe et des côtes méditerranéennes étaient affectés en juillet par la sécheresse (52%) pour le quatrième mois consécutif, selon l’analyse par l’AFP des données de l’Observatoire européen de la sécheresse (EDO).
Ce taux de 52% est le plus élevé enregistré pour un mois de juillet depuis le début des observations en 2012, supérieur de 21 points à la moyenne 2012-2024. La sécheresse dans la région a battu des records mensuels chaque mois depuis le début de l’année.
L’indicateur de sécheresse de l’observatoire du programme européen Copernicus, basé sur des observations satellitaires, combine trois paramètres: précipitations, humidité des sols et état de la végétation. Il se décompose en trois niveaux de sécheresse (surveillance, avertissement, alerte).
Ces données ont été communiquées alors qu‘Israël est frappé par une vague de chaleur extrême, qui devrait battre des records mercredi et jeudi, et après que le service météorologique israélien a annoncé que moins de 40 % des précipitations saisonnières moyennes avaient été enregistrées entre décembre et février. Ces mois sont généralement les plus pluvieux du pays.
Amos Porat, directeur des services climatologiques du Service météorologique d’Israël, a expliqué ce dimanche au Times of Israel que l’est du pays serait sans doute le plus touché, de la vallée de Hula et de la mer de Galilée, au nord-est, jusqu’au désert d’Arava dans le sud.
Les températures à Tibériade, au niveau de la mer de Galilée, devraient atteindre respectivement 49 °C et 47 °C mercredi et jeudi. Pour l’heure, le record des températures dans les environs est de 45,9 °C.
Selon les prévisions, la ville de Beit Shean, dans le sud de la mer de Galilée, dans la vallée du Jourdain, enregistrera 48 °C, soit plus que son précédent record de 46,3 °C. Dans les terres, dans les collines du nord, la ville de Karmiel devrait avoir une température de 45 °C et 44 °C lors de ces deux jours, soit plus que son précédent maximum – 43,5 °C.
Le maximum historique enregistré à Jérusalem – 44,4 °C en 1881 – ne devrait pas être atteint avec 41 °C prévus mercredi et jeudi.
Porat estime difficile d’expliquer l’actuelle vague de chaleur. Les vagues de chaleur sont en effet fréquentes durant l’été, rappelle-t-il. « Mais leur intensité, leur durée et les températures extrêmes qu’elles provoquent sont très probablement liées au changement climatique. »
Israël est un « point chaud » climatique, un lieu qui connait une hausse des températures plus rapide que la moyenne mondiale.
L’Europe de l’Est et les Balkans sont particulièrement concernés. Dans plusieurs pays, la part des sols en situation d’alerte a bondi: en Hongrie, elle est passée de 9% en juin à 56% en juillet, au Kosovo de 6% à 43% et en Bosnie-Herzégovine de 1% à 23%. Les vagues de chaleur qui frappent les Balkans depuis le début de l’été s’accompagnent d’un nombre record d’incendies, y compris dans les décharges à ciel ouvert, souvent illégales, qui dégagent fumées et gaz toxiques.
A l’est de la Méditerranée, la Turquie est également touchée par une sécheresse persistante, qui affecte plus de 60% du pays chaque mois depuis mars et favorise la survenue d’incendies. Vendredi 8 août, des feux dans l’ouest du pays ont entraîné l’évacuation de trois villages et la fermeture du trafic maritime dans le détroit des Dardanelles.
En Europe de l’Ouest, la situation est plus contrastée. En France, plus des deux tiers des sols sont affectés par la sécheresse en juillet (68%), en nette hausse par rapport à juin (44%). Et le pays a subi l’un des plus gros incendies de son histoire: 13.000 hectares de végétation ont brûlé dans le département de l’Aude, dans le sud du pays. La France fait désormais face à une nouvelle vague de chaleur, la deuxième de l’été.
Au Royaume-Uni, la situation s’améliore par rapport aux mois précédents mais plus des deux tiers du pays demeurent toujours en déficit d’eau.
Quant à l’Espagne et au Portugal, ils restent relativement préservés avec des taux de sécheresse faibles (7% et 5% respectivement).
la Communauté du Times of Israël !







