Sergent-chef Ori Gerby, 20 ans : un soldat Givati et talentueux joueur de tennis
Décédé le 18 janvier 2024 des suites de blessures encourues la veille lors de combats contre le Hamas à Khan Younès
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Le sergent-chef Ori Gerby, 20 ans, soldat de l’unité de reconnaissance de la brigade Givati, originaire de Herzliya, est décédé le 18 janvier 2024 des suites de blessures encourues la veille lors de combats dans le sud de la bande de Gaza.
Il a été grièvement blessé par un tir de RPG (lance-roquettes individuel) lors d’une bataille à Khan Younès, puis transporté au centre hospitalier Soroka de Beer Sheva, où il a succombé à ses blessures le lendemain. Ses organes, notamment son foie et ses reins, ont été donnés et ont permis de sauver la vie d’un bébé et d’une fillette de 6 ans.
Il a été tué aux côtés de son ami et camarade, le sergent-chef Oriya Ayimalk Goshen.
Ori a été enterré à Herzliya le 19 janvier. Il laisse derrière lui ses parents, Naomi et Hagaï, sa sœur Yuval et sa petite amie, Chen.
Originaire de Petah Tikva, Ori et sa famille ont déménagé à Herzliya lorsqu’il avait 5 ans. Après des années d’essais infructueux, ses parents ont enfin réussi à avoir un enfant, et Ori est né, selon l’éloge funèbre de l’armée israélienne.
À l’âge de 8 ans, il a commencé à jouer au tennis et a rapidement montré un grand talent pour ce sport. Il a alors participé à des compétitions et s’entraînait presque tous les jours. Selon sa famille, il pratiquait également le basket-ball, le football, les matkot (raquettes de plage) et le tennis de table, et s’était également mis à pratiquer la course à pied.
Il aimait aussi écrire et a notamment écrit et illustré à l’âge de 9 ans un livre intitulé Aliens vs. Mutants from Mars (« Les Aliens vs les Mutants de Mars »), ainsi que des limericks et des poèmes pour sa famille. Ori aimait également la photographie, les animaux et la faune sauvage, ont raconté ses proches.
À l’âge de 16 ans, il a abandonné le tennis pour se consacrer à la préparation de son service militaire, avec pour objectif d’intégrer une unité d’élite. Après le lycée, Ori s’est enrôlé dans Tsahal en août 2021 et a été affecté à la brigade Givati, où il a suivi avec succès une longue formation pour intégrer son unité de reconnaissance.
Le 7 octobre 2023, Ori a rejoint ses camarades qui combattaient au kibboutz Nahal Oz pour défendre les habitants contre l’assaut du Hamas. Il a ensuite été envoyé à Gaza au début de l’opération terrestre, où il a combattu pendant plus de 100 jours avant d’être mortellement blessé.
« Ori était un enfant spécial, qui rayonnait d’une lumière intérieure. J’ai toujours pensé qu’il était un cadeau éphémère », a confié sa mère, Naomi, à Ynet.
« Quand la guerre a éclaté, j’ai senti qu’il ne reviendrait pas. C’était un joueur de tennis compétitif, un athlète, et il avait abandonné le tennis pour s’engager dans l’armée. Il aspirait à aller le plus loin possible. »
Naomi a raconté avoir vu son fils pour la dernière fois deux mois avant sa mort. Ils s’étaient parlés pour la dernière fois cinq jours auparavant, lorsqu’il lui avait dit qu’il « ne s’était pas douché depuis 45 jours ».
« Il disait qu’il ressemblait à un professeur débraillé et riait de son rire si doux. »
Son père, Hagaï, a expliqué à Ynet qu’Ori aspirait à « servir dans la prestigieuse unité de reconnaissance Sayeret Matkal et qu’il avait finalement été affecté à la brigade Givati ».
« Tout le monde l’admirait et ses commandants disaient qu’ils le suivraient dans la bataille. Il nous est difficile de dire ‘était’. C’est encore difficile à croire. Uri était le premier petit-fils du côté de la famille de Naomi. Il aimait les animaux et le safari de Ramat Gan était sa deuxième maison. Il était intelligent et aurait pu faire tout ce qu’il voulait dans la vie. »
Pour lire d’autres hommages sur les victimes des massacres du Hamas du 7/10/2023 et de la guerre qui s’en est suivie, cliquez ici.
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